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Ce qu'il ne fallait pas rater dans Envoyé Spécial — Affaire Benalla

22 Juin 2019

Le tout alors qu'Alexandre Benalla était déjà licencié du Château mais qu'il était encore sous contrat avec un oligarque russe, contrat passé pendant qu'il était encore à l'Elysée, ce qui a provoqué une véritable panique au Château, quand Mediapart l'a révélé en février.

"On m'accuse de tout: coffre-fort, contrat russe, enregistrement". Il affirme qu'il n'a pas pu déplacer le coffre de Benalla parce qu'il "n'était pas là, ce week-end-là". Lors de son interrogatoire de première comparution, il se justifie: "Le 19 juillet, ma femme m'a appelé pour me dire qu'il y avait plein de journalistes devant la maison et dans le couloir".

Chokri Wakrim assure aussi qu'il existait un deuxième coffre-fort, qui se trouvait dans le bureau de Benalla et qui aurait été vidé par un garde du corps de Macron. Ce document montre qu'il était de permanence du 20 au 23 juillet, sur la base de Villacoublay (Yvelines) au moment de la disparition du coffre.

Le scandale de l'affaire Benalla éclate le 18 juillet 2018: Le Monde révèle l'identité de l'homme filmé en train de molester deux manifestants, place de la Contrescarpe à Paris, et ses liens avec Emmanuel Macron. "Chez "Mimi", je suis resté une semaine facile". Elle admet lui avoir "peut-être prêté [s] a voiture personnelle fin juillet, et l'avoir hébergé, mais seulement deux nuits, et dans l'appartement d'un ami".

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En utilisant les codes du polar, les réalisateurs permettent au grand public de saisir les tenants et aboutissants d'une enquête complexe autour d'un personnage soupçonné d'être protégé encore aujourd'hui par l'Elysée malgré l'arrêt de ses fonctions. Elle m'a aussi proposé de l'argent mais j'ai refusé. Franchement, je ne vois pas pourquoi elle n'assume pas.

Les journalistes "d'Envoyé Spécial" livrent de nouveaux éléments sur l'affaire Benalla. "Je l'ai fait de moi-même, précise-t-elle, l'Elysée ne m'a jamais rien demandé".

Mais Alexandre Benalla a surtout présenté les deux hommes à des conseillers de la présidence. "Un jour, Alexandre m'appelle et me dit: 'Écoute, il faut que tu me rendes un service.' Je le rejoins dans un palace", raconte l'un d'entre eux hors caméra. "Et je réalise qu'en fait, Alexandre a promis à tous ces hommes d'affaires un rendez-vous à l'Élysée et que je me suis fait piéger". "S'ils m'ont donné de l'argent, c'étaient des prêts pour m'aider à ouvrir mes sociétés.", martèle-t-il.

Ce qu'il ne fallait pas rater dans Envoyé Spécial — Affaire Benalla