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Les syndicats tentent d'étendre la grève — Hôpital

14 Juin 2019

Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et la revalorisation d'une prime "de risque" de "100 euros net mensuels", versée dès juillet "à tous les professionnels des services d'urgence (hors médecins)", a précisé le ministère.

Agnès Buzyn a annoncé la réalisation d'un état des lieux, pour homogénéiser son utilisation, de la prime individuelle existante visant à reconnaitre l'exposition des personnels à des conditions de travail difficiles, voire dans certaines situations à des agressions verbales et mêmes physiques. Une prime de coopération de 100 euros brut mensuel sera en outre mise en place pour les infirmiers et aides-soignants à qui seront déléguées des tâches médicales dans le cadre de protocoles prévus par la loi santé adoptée mardi au Sénat. Enfin, le plafonnement des heures supplémentaires sera rehaussé, à 20 heures par mois. Selon le collectif "Inter-urgences", 95 services d'urgences sont actuellement en grève.

Agnès Buzyn pointe le fait qu'il n'y a pas "de mesures miracles qui permettraient d'éteindre le feu immédiatement".

Mme Buzyn avait déjà tenté jeudi dernier, alors que plus de 200 urgentistes manifestaient à Paris, de désamorcer la crise en promettant une "stratégie d'ensemble" mêlant primes pour les personnels, crédits pour les travaux nécessaires et commande d'un rapport pour l'automne.

Plus belle la vie : une actrice quitte la série
J'ai toujours clamé haut et fort que quitter Plus belle la vie ne serait pas de mon fait, mais ça a été fait très précipitamment . Mais, même s'il n'y a pas de bonnes manières de partir, c'est vrai que je n'ai pas pu dire au revoir comme je l'aurais souhaité.

Mais ces mesures - qualifiées de "vaste blague" par la CGT urgences à l'origine avec FO, SUD et CFE-CGC de l'appel à la journée de mobilisation et de grève nationale ce mardi - n'ont pas convaincu une profession qui, selon les mots de François Braun, président de Samu-Urgences de France, "ne respire plus". Des mesures aussitôt jugées " insuffisantes " _ par les professionnels concernés, qui réclament davantage d'effectifs et de lits d'hospitalisation pour désengorger les urgences.

Débuté le 18 mars à l'hôpital parisien Saint-Antoine après un nouvel acte de violence envers les soignants, le mouvement de grogne du personnel des urgences s'est étendu depuis à d'autres sites en région parisienne et dans d'autres grandes villes. "C'est le burn-out général", a assuré la CGT, selon qui "les urgences sont devenues la cocotte-minute de l'hôpital". "La situation va s'aggraver car si la réforme de la ministre porte les fruits annoncés, ce sera au mieux dans cinq ans ou plutôt dans dix ans", déplorent ainsi une dizaine de pontes de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dans une tribune publiée vendredi dans Libération.

Étape cruciale du conflit à la fin mai, quand des soignants de Lons-le-Saunier ont été réquisitionnés à leurs domiciles pour compenser l'absence de collègues en arrêt maladie.

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