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Notre-Dame-des-Landes : Vinci dément des "rumeurs" sur des indemnités

17 Avril 2019

Candidat à la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP), Vinci réclame " plusieurs centaines de millions d'euros " à l'Etat en guise de compensation à l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont il devait être le concessionnaire, a déclaré dimanche la ministre des Transports. C'est la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a livré ces informations lors d'une interview à nos confrères de France 3, confirmant que le Gouvernement est en cours de négociations avec le major du BTP sur une indemnité: "Nous ne sommes a priori pas d'accord sur les montants, mais on prendra nos responsabilités sur ce dossier". Et de préciser: "Ils (Vinci, ndlr) ont parlé de quelques centaines de millions d'euros, tandis que nous parlons de quelques dizaines " de millions, avant d'ironiser: "Nous aurons une discussion passionnante ". "Cette demande d'indemnisation n'est pas une surprise dans la mesure où " le contrat de concession " pour la construction d'une plate-forme aéroportuaire, engageait l'État " à confier la gestion de l'aéroport à Vinci pendant 50 ans", engagement qu'il ne peut tenir aujourd'hui du fait de l'abandon du projet.

Interrogée pour savoir si Vinci serait "un bon candidat" à la reprise d'Aéroports de Paris (ADP), une privatisation vivement contestée par l'opposition, elle avait évoqué un groupe "qui a une grande expérience aéroportuaire".

Le groupe Vinci gère dans douze pays (Royaume-Uni, Portugal, Cambodge, Japon...) 46 aéroports, dont 12 en France, parmi lesquels ceux de Lyon-Saint Exupéry, Rennes Bretagne, Toulon-Hyères et Nantes-Atlantique.

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Vinci contredit Elisabeth Borne.

La ministre s'est également empressée de démentir que le choix du groupe de BTP pourrait faire figure de "compensation à l'abandon de Notre-Dame-des-Landes", comme l'ont prétendu des députés de l'opposition lors des débats sur la privatisation il y a quelques jours à l'Assemblée. La société concessionnaire n'a par ailleurs pas reçu de notification de résiliation du contrat de concession, alors même que la décision unilatérale d'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes par l'Etat date de janvier 2018.

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