Mercredi, 27 Mars 2019
Dernières nouvelles
Principale » Le syndicat des gynécologues menace d'arrêter les IVG : les professionnels choqués

Le syndicat des gynécologues menace d'arrêter les IVG : les professionnels choqués

17 Mars 2019

Un message jugé "inadmissible " ce mercredi par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a "condamné " une "prise en otage des femmes ".Le Syngof a invité dans un message ses 1600 adhérents revendiqués à "être prêts à arrêter la pratique des IVG " pour faire pression sur le ministère afin de régler le cas de quinze médecins condamnés à de lourds dommages pour erreur médicale.

Le syndicat confirme l'authenticité de ce message et assume la démarche employée, rappelle France Info. Comme l'explique le quotidien Libération, le syndicat réclame que le fonds de garantie des gynécologues couvre les sinistres déclarés entre 2002 et 2012, ce qui n'est actuellement pas le cas. Pour ajouter: "Je n'ai personnellement aucun problème avec l'IVG, c'est notre activité".

Six mois après le tollé suscité par les propos anti-IVG de son président, le Syndicat national des gynécologues-obstétriciens (Syngof) est, de nouveau, sous le feu des critiques, en menaçant "d'arrêter la pratique des IVG " si la ministre de la Santé ne le reçoit pas. Pour se faire entendre, le Syngof a donc décidé de confisquer aux femmes leur droit, dans le but de "scandaliser" et d'obtenir un entretien avec Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. "Je souhaite que la menace ne s'applique pas, mais s'il n'y a rien dans la loi, on le fera." .

Lewis Hamilton frappe fort d'entrée en Australie
Troisième lors des EL1, le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) est parti en tête à queue et n'a signé que le 9e temps (1'23 " 754).

L'affaire a depuis fait le tour des JT et le syndicat des gynécologues a fini par retirer ses menaces, mais pour autant, il n'a présenté aucune excuse.

Si ces menaces dérangent beaucoup, c'est que ce n'est pas la première fois que le syndicat, en particulier son président, se montre contre l'IVG. La militante féministe Anaïs Leleux revendiquait ainsi plus de 2.300 mails envoyés jeudi à la mi-journée, via un formulaire en ligne, demandant "les sanctions qui s'imposent" selon elle notamment contre le président du Syngof, le Dr Bertrand de Rochambeau, déjà à l'origine d'une vive polémique en septembre lorsqu'il avait assimilé l'IVG à un "homicide". Des courriers ont par ailleurs été envoyés à l'Ordre des médecins pour lui demander de sévir.

Cependant, ces mises au point n'ont pas semblé suffire, et de nombreuses personnes ont réagi à ce communiqué. La mettre à exécution serait " un acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques ".

Le syndicat des gynécologues menace d'arrêter les IVG : les professionnels choqués