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Nouvelles manifestations monstres après l'annonce du report de la présidentielle — Algérie

16 Mars 2019

A Alger, autour du carrefour de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur de la capitale, hommes, femmes et enfants ont arpenté dans une ambiance festive, avenues et rues, dont une grande partie était désertée par la police.

Sous la pression de la rue, le président Abdelaziz Bouteflika, âgé de 82 ans et très affaibli par un AVC subi en 2013, a renoncé lundi à briguer un cinquième mandat. "On voulait des élections sans Boutef, on se retrouve avec Bouteflika sans élections", pouvait-on lire sur une autre pancarte.

Oran, Constantine et Annaba, les 2e, 3e et 4e villes du pays ont également été le théâtre de mobilisations très importantes, selon des journalistes de médias locaux sur place, comme beaucoup d'autres villes du pays moins importantes.

"Le peuple rejette l'offre du pouvoir et lui dit: Dégage", titrait le journal El Watan sur son site internet dans la nuit de vendredi à samedi, voyant dans cette mobilisation une "réussite pour les millions d'Algériens sortis dans la rue, sous un soleil printanier, dans la joie et la bonne humeur pour dire au pouvoir que le peuple est toujours mobilisé et qu'il ne cédera pas sur ses revendications".

Les cortèges se sont globalement déroulés conformément au mot d'ordre "pacifique" de cette contestation.

De son côté, la police a fait état de l'interpellation de 75 personnes à Alger pour "faits de violence, vol et dégradation de véhicules et de biens publics et privés". Cependant, le premier ministre algerien Noureddine Bedoui déclare que d'ici la semaine prochaine, une conférence de presse sera tenue pour mettre en place un gouvernement de transition qui sera non seulement formé mais aussi représentatif de la société.

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Elle serait appliquée rétroactivement à compter du 1er janvier 2019, alors que des mesures au Royaume-Uni et dans d'autres pays européens ne rentreraient pas en vigueur avant l'année prochaine.

"Vous faites semblant de nous comprendre, on fait semblant de vous écouter", ont indiqué des pancartes de manifestants, en réponse aux efforts déployés par le pouvoir pour tenter de convaincre que le chef de l'Etat avait répondu à la colère des Algériens.

"Toute la semaine, les appels à manifester massivement vendredi avaient été relayés par les réseaux sociaux, avec des mots-dièses explicites: "#Ils_partiront_tous", "#Partez!".

Sur Twitter, un internaute a remercié ironiquement MM. La conférence de presse conjointe animée par Bedoui et Lamamra ce jeudi en est une preuve concrète.

De nombreuses pancartes, comme celle arborant " Macron, occupe-toi de tes gilets jaunes", étaient hostiles à ce qui est interprété comme un soutien de Paris au régime, du fait que le président de la république française a salué mardi la décision du chef de l'Etat algérien.

"C'est le peuple qui choisit, pas la France", proclamait une grande banderole.

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