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Slogan Nazi : le patron de Volkswagen s’excuse

15 Mars 2019

C'était un choix de mots très malheureux et si j'ai accidentellement heurté, j'en suis extrêmement désolé.

En Allemagne, le groupe Volkswagen se trouve une nouvelle fois dans l'oeil du cyclone après les déclarations malheureuses de son patron lors d'une réunion avec les cadres pour discuter des résultats annuels du groupe.

Herbert Diess, patron du groupe automobile allemand Volkswagen, a présenté ses excuses mercredi devant des centaines de cadres de l'entreprise, pour avoir fait référence la veille à l'inscription figurant dans les camps nazis, "Arbeit Macht Frei" (le travail rend libre), lors d'un discours sur la rentabilité de l'entreprise.

L'acronyme anglais EBIT (Earnings before interest and taxes) correspond dans le jargon financier au bénéfice opérationnel d'une entreprise après diverses déductions.

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La Chambre, contrôlée par les démocrates, a déjà approuvée cette même résolution. Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche (illustration).

"Volkswagen a démontré à travers de nombreuses activités que l'entreprise, ses collaborateurs et moi-même, sommes conscients de la responsabilité historique particulière de Volkswagen pendant le Troisième Reich", a ajouté Herbert Diess. "Je voudrais m'excuser sous n'importe quelle forme" pouvait-on lire dans une déclaration relayée par La Presse allemande.

Dans la deuxième partie de son communiqué, le dirigeant de Volkswagen fait allusion au fait que le constructeur, fondé en 1937 sous l'impulsion d'Adolf Hitler, n'avait pas hésité à utiliser des prisonniers de guerre et des détenus de camp de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Le contexte du Brexit et l'incertitude sur la suite des événements ont aussi pesé dans la décision du groupe.

En parallèle, le premier groupe automobile mondial portera à 19 milliards d'euros ses investissements dans les "sujets du futur", notamment l'électrification de ses modèles et la conduite autonome, contre 11 milliards annoncés en novembre.

Confronté aux limites strictes d'émissions de CO2 à partir de 2020, le mastodonte allemand, qui commence à relever la tête du scandale du 'dieselgate', a annoncé lundi qu'il comptait introduire sur le marché 70 modèles électriques d'ici 2028, vingt de plus que prévu initialement. Une restructuration déjà en cours prévoit un solde de 21'000 suppressions d'emplois dans le monde d'ici 2020 et doit rapporter 3 milliards d'euros d'économies.

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