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Les députés britanniques refusent un nouveau référendum — Brexit

14 Mars 2019

Mercredi soir, la Chambre des Communes a rejeté l'option d'une sortie sans accord "quelles que soient les circonstances" au cours d'une nouvelle séance houleuse, pendant laquelle des députés conservateurs et même des ministres ont défié les consignes de vote de Mme May dont l'autorité a volé une nouvelle fois en éclats.

S'il est rejeté, "le Parlement votera pour une extension (de l'article 50, qui fixe au 29 mars la date du Brexit, ndlr), et l'extension entraînera un report, davantage de confusion, et un risque majeur qu'il n'y ait pas de Brexit du tout".

Ce que la dirigeante conservatrice refuse d'envisager pour sa part. Sans accord, "une extension beaucoup plus longue " sera nécessaire tout comme la tenue d'élections européennes au Royaume-Uni. Le chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, lui a récemment apporté son soutien, mais du bout des lèvres.

Mais près de trois ans après avoir voté, en juin 2016, pour quitter l'Union européenne, le Royaume-Uni reste profondément divisé sur la manière de quitter un bloc européen qu'il avait rejoint en 1973 et les députés ne parviennent pas à se décider sur la mise en oeuvre du Brexit et ses modalités. Les députés britanniques se prononceront demain lors d'un nouveau vote sur la durée du délai qu'ils souhaitent obtenir. La Chambre des communes l'avait déjà rejeté massivement une première fois le 15 janvier.

Les députés ont approuvé par un vote de 321 voix contre 278 une motion amendée demandant spécifiquement au gouvernement d'exclure une sortie de l'UE sans accord. Philip Hammond a appelé les députés à trouver un "consensus", sous la forme d'un accord permettant une sortie "ordonnée " de l'UE.

Au moins huit morts dont six élèves dans une fusillade scolaire — Brésil
De son côté, la chaîne brésilienne GloboNews parle de huit morts sans préciser qui pourraient être ces deux éventuelles victimes supplémentaires.

Dans ce contexte incertain, l'institut officiel OBR a réduit à 1,2 % sa prévision de croissance pour 2019. Un cas de figure que l'Union européenne serait "prête à considérer", si le Royaume-Uni en fait la demande "motivée", a estimé le porte-parole de la Commission européenne. Mais pour que ce report soit accepté, il faut l'unanimité des vingt-sept membres de l'UE.

Mais "prolonger cette négociation pour quoi faire?"

M.Barnier: "Moi je pense que l'Europe a été dans les 30 dernières années souvent naïves dans ces échanges commerciaux, qu'elle a fait une erreur fondamentale au moment de l'explosion (au sens d'expansion) de la globalisation, de la mondialisation, au moment de l'explosion du monde bipolaire qui était très structuré, entre l'Union soviétique d'un côté et les Etats-Unis de l'autre". "Nos préparatifs en vue d'un "no deal" sont désormais plus importants que jamais", a-t-il souligné.

Les rassemblements populaires organisés le jour du vote devant le Parlement ont également été le théâtre de cette situation contradictoire, chaque camp se réjouissant de la défaite de l'accord - mais pour des raisons opposées.

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