Lundi, 16 Septembre 2019
Dernières nouvelles
Principale » L'accord de Brexit de Theresa May rejeté pour la deuxième fois

L'accord de Brexit de Theresa May rejeté pour la deuxième fois

13 Mars 2019

Ce vote est un cinglant désaveu pour la Première ministre conservatrice Theresa May qui a âprement négocié ce texte de près de 600 pages pendant de longs mois, et pose la question de sa survie à la tête de l'exécutif.

Les députés britanniques ont retoqué mardi pour la deuxième fois l'accord de Brexit malgré les ultimes modifications obtenues la veille par Theresa May, plongeant le Royaume-Uni dans l'inconnu à 17 jours de la date prévue de la sortie de l'Union européenne.

Parmi les premiers à réagir, le porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk a estimé que ce rejet avait accru de façon "significative" le risque d'un Brexit sans accord, redouté par les milieux économiques. En cas de rejet de ce nouveau vote, les députés seront à nouveau sollicités ce jeudi pour voter sur un report limité de la date du Brexit.

Pour Michel Barnier, négociateur en chef sur le Brexit pour les Européens, "l'Union européenne a fait tout ce qu'elle pouvait pour aider à faire adopter l'Accord de retrait".

Les parlementaires vont se prononcer dès ce soir sur la possibilité d'un Brexit sans accord, dont le rejet ne fait guère de doute. "S'il devait être utilisé, il ne serait jamais un piège", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse au Parlement européen, à Strasbourg.

Faits divers: En feu, le navire "Grande America" sombre
Nous allons maintenant envisager les moyens de lutte anti-pollution, car comme toujours dans ces cas-là, il y a un risque de pollution.

"Il n'y aura pas de troisième chance, pas d'interprétation sur les interprétations, pas d'assurance sur les assurances", a-t-il dit en évoquant le vote de ce mardi. Theresa May a indiqué que les députés conservateurs pouvaient voter en leur âme et conscience et ne pas suivre les consignes du parti.

Son appel n'a pas convaincu.

Celles-ci concernent le "backstop" ("filet de sécurité"), la disposition la plus controversée de l'accord de divorce.

Par ailleurs, Londres annonce qu'il n'y aura ni droits de douane, ni contrôles sur les biens transitant par sa frontière avec l'Irlande pour éviter le rétablissement d'une frontière physique. L'option du " no deal " (sans accord) est réclamée par les partisans d'une rupture nette avec l'Union européenne, qui y voient la promesse d'un Royaume-Uni florissant, capable de nouer des accords commerciaux ambitieux à travers le monde à compter du 29 mars.

Satisfaction aussi du côté des militants pro-Brexit, prêts à quitter le giron européen le 29 mars sans accord. "Si on a un prolongement des négociations pendant encore trois ou six mois, cela va un peu plus peser sur l'économie britannique et la livre sterling", a estimé M. McKenna.

L'accord de Brexit de Theresa May rejeté pour la deuxième fois