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Quimper. Polémique après des vidéos d’interventions policières contre des gilets jaunes

12 Mars 2019

Ils m'ont attrapé à l'épaule et j'ai perdu l'équilibre, je me suis accroché à la rambarde, je ne pensais à rien. Le jeune homme s'appellerait Max, il aurait été frappé au dos à au moins neuf reprises.

Sur les images, on le voit se plaquer sur la rambarde du pont et s'y accroche. "Ce n'était pas lui qui était visé par la charge des gendarmes, mais des personnes qui se sont enfuies en courant".

Dans un communiqué, la préfecture souligne que plusieurs vidéos ont été tournées samedi "dans un contexte de violences contre les forces de l'ordre, qui ont (.) fait plusieurs blessés parmi les forces de l'ordre comme parmi les manifestants". Un de ses collègues tient la tête du "gilet jaune" entre ses mains, tandis que les autres repoussent les manifestants qui tentent d'avancer sur le pont.

"Max s'est fait attraper par la deuxième charge des gendarmes".

La police française
REUTERS Charles PlatiauAgrippé à un pont un Gilet jaune reçoit une dizaine de coups de matraque

Selon ce "street medic, la charge a probablement été provoquée par une bouteille jetée sur les forces de l'ordre de ce côté de la rivière "qui ne venait pas de Max". Le jeune homme a été soigné, pour un "énorme hématome au niveau du mollet, du côté droit de la tête, des saignements au nez et au niveau du cuir chevelu". "Ils lui ont aussi mis le doigt dans les yeux", ajoute le vidéaste, ajoutant qu'un gendarme avait également "craché dans la chaussure du Gilet jaune avant de la jeter à l'eau".

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Concernant la vidéo du Gilet jaune matraqué, "la préfecture observe qu'elle se déroule précisément sur les lieux où ces violences délibérées étaient commises depuis plus d'une heure contre les forces de l'ordre, et que cette personne participait donc de fait à un attroupement violent".

Si la préfecture du Finistère n'a pas souhaité faire de commentaire, le journaliste David Dufresne, réputé pour signaler les abus depuis le début du mouvement et qui a relayé la vidéo sur son compte Twitter, aurait reçu les explications d'un policier instructeur: "Frappes répétées au risque de commettre une fracture alors qu'il existe bien d'autres techniques pour permettre un dégagement comme soulever les doigts".

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