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Brexit : semaine décisive pour Theresa May

12 Mars 2019

"L'accord annoncé ce soir avec la Commission européenne ne contient rien qui ressemble aux changements promis au parlement par Theresa May ", a-t-il déclaré dans un communiqué, reprochant à la dirigeante conservatrice d'avoir " joué la montre " à 18 jours de la date prévue du Brexit.

"Nous avons fait des propositions constructives que j'ai rappelées vendredi, a déclaré lundi 11 mars à l'AFP le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier, à son arrivée à une réunion avec des ambassadeurs des 27 à Bruxelles".

Mais alors que les députés se préparent à voter une seconde fois sur le texte mardi, il apparaît de plus en plus que Mme May n'aura pas grand-chose à leur présenter de neuf, ouvrant la voie à une nouvelle défaite humiliante.

"Nous avons discuté tout le week-end et désormais les discussions, les négociations, sont entre le gouvernement à Londres et le Parlement à Londres", a-t-il ajouté. Mi-janvier, les élus britanniques avaient massivement rejeté l'accord conclu par Theresa May fin novembre avec Bruxelles.

Theresa May va-t-elle pouvoir souffler un peu?

Le principal objectif de Theresa May était d'obtenir des garanties sur le "filet de sécurité", ou "backstop", un dispositif de dernier recours visant à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande du Nord, afin de préserver les accords de paix de 1998 et l'intégrité du marché unique européen, mais dont les "Brexiters" ne veulent pas.

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Fin février, ce dernier avait vu dans les appels à manifester relayés sur les réseaux sociaux "des appels anonymes douteux, prétendument en faveur de la démocratie" et visant à "pousser les Algériens vers l'inconnu".

Theresa May a arraché lundi soir à Strasbourg un geste de l'UE, au cours de ses discussions de dernière minute avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker. "Les négociations sont en cours".

Le porte-parole a également indiqué que le vote aurait bien lieu mardi, alors qu'en l'absence de résultat tangible dans les discussions les spéculations allaient bon train dans la capitale britannique, entre report du vote ou vote sur l'accord que voudraient idéalement les Britanniques. Le scénario qui se profile est celui d'un rejet de l'accord, mardi.

Un rejet de l'accord pourrait signifier que le Royaume-Uni quittera l'UE dans le chaos le 29 mars, après 46 ans d'une relation souvent houleuse.

Selon Emmanuel De Groof de l'European centre for development policy management, en cas d'un Brexit dur, et sans période de transition, sans accord commercial Ue-Royaume-Uni et sans plan de circonstance, les pays africains perdraient soudainement leur accès préférentiel au marché britannique.

Si le texte devait effectivement être rejeté, Mme May organisera un vote mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord. Si cette option est refusée, ils voteront jeudi sur une proposition de report "limité" du Brexit. Mais les 27 devront donner leur accord et les dirigeants européens ont prévenu que toute demande de report devra être dûment justifiée.

D'autres ont déjà sorti leur calculatrice. Pour le quotidien The Daily Telegraph, un report du Brexit pourrait coûter plus d'un milliard de livres par mois.

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