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2 ans ferme requis contre le 'boxeur des gilets jaunes'

14 Février 2019

D'ici cinq jours, vous passerez devant le juge d'application des peines d'Evry, qui va mettre en place un régime de semi-liberté: "vous dormirez en prison, mais vous pourrez continuer à travailler", a expliqué la Présidente du tribunal.

Rapidement identifié après les faits, l'ancien champion de France lourd-léger (2007-2008), originaire de l'Essonne et âgé de 37 ans, s'était rendu à la police quelques jours après.

Le procureur avait requis trois ans, dont un de sursis avec mise à l'épreuve, et demandé le maintien en détention du prévenu pour un geste d'une "violence inouïe" contre deux gendarmes, dont l'un s'est vu prescrire 2 jours d'ITT et l'autre n'a toujours pas repris le travail, après 40 jours.

Sa peine d'un an de prison ferme est aménageable en semi-liberté, a décidé le tribunal correctionnel de Paris, tandis que les 18 mois de sursis sont assortis d'une mise à l'épreuve.

"J'ai voulu empêcher une injustice et j'en ai créé une autre", avait raconté pendant son procès Christophe Dettinger, cheveux ras et fine moustache, affirmant regretter une "erreur" qu'il a expliquée par la "violence" subie par les manifestants. "Tout est allé très, très vite", a-t-il répondu. Un débat s'engage pour savoir si un des gendarmes a ou pas donné un coup de pied à une femme à terre.

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Thomas Tuchel qui n'a pas voulu que je vienne? Non. "Oui, j'aurais aimé jouer au PSG". Oui, a indiqué l'ancien joueur d'Everton dans une interview oui / non.

Cette femme de 37 ans a confirmé à la barre que le boxeur avait écarté d'elle ce gendarme. J'avais peur de perdre mon dentier.

Lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, mardi, le Premier ministre, Edouard Philippe a déclaré qu'il y avait eu 1.796 condamnations prononcées par la justice depuis le début du mouvement des "Gilets jaunes" à la mi-novembre et que 1.422 personnes étaient encore en attente de jugement. "Oui, madame le président".

Le gendarme nie avoir donné des coups de matraque comme le prétend Christophe Dettinger, dont les poings l'ont fait vaciller à plusieurs reprises, alors qu'il avait reçu l'ordre de reculer. "Ce n'est pas une belle image".

Comme dans les matches de boxe, "il y a des règles dans la vie", a souligné le procureur. "Cela faisait huit manifs qu'il n'y avait pas de règle", a rétorqué le prévenu, avant d'ajouter, encore, qu'il regrette.

Pourquoi les choses dégénèrent sur cette passerelle au-dessus de la Seine lors de l'acte 8 de la contestation sociale? Le "boxeur" répète qu'il n'est pas un "sale gitan, un casseur de flic", mais qu'il a "tapé ceux qui avaient tapé".

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