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May: Les Européens veulent un Brexit avec accord

08 Février 2019

Cette déclaration intervient à la veille d'une rencontre entre la Première ministre britannique, Theresa May, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à Bruxelles.

Theresa May devrait demander la réouverture formelle des négociations sur l'accord de sortie, selon The Guardian, après le vote par le Parlement britannique, la semaine dernière, d'un amendement appelant à des "arrangements alternatifs" pour remplacer le filet de sécurité irlandais - aussi appelé "backstop".

"Mon travail est de réaliser le Brexit, et de le réaliser dans les temps, et je vais négocier dur dans les prochains jours pour ce faire", a-t-elle martelé devant la presse, à moins de deux mois de la date du départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévu pour le 29 mars. Ce dernier a sèchement résumé la rencontre sur Twitter: "Toujours pas de percée en vue".

Le chef de l'opposition travailliste au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn, a indiqué jeudi que son parti soutiendrait l'accord de divorce négocié par Theresa May avec l'UE à condition que des liens avec le bloc européen soient maintenus après le Brexit. Soit Donald Tusk mais aussi Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. "Les discussions se poursuivent". La première ministre doit y rencontrer le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, accompagné du négociateur en chef Michel Barnier, ainsi que le président du Conseil européen Donald Tusk.

" Malgré les difficultés, les deux dirigeants sont convenus que leurs équipes devraient discuter pour savoir s'il est possible de trouver une solution qui recueillerait " à la fois une majorité au Parlement britannique et " respecterait " les conditions fixées par les 27, selon le communiqué publié après la rencontre entre Jean-Claude Juncker et Theresa May". La tâche de Mme May s'annonce difficile, de son propre aveu, tant les Européens ont répété à l'envi que l'accord de retrait, que les 27 et le gouvernement britannique ont entériné fin novembre, n'était "pas ouvert" à la renégociation. Theresa May argumente que seules des modifications contraignantes permettront d'obtenir le feu vert de son parlement.

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"Casse-toi, traître!", pouvait-on lire sur la banderole des Magic Fans, déployée à l'Etrat le week-end dernier. Il reste donc un peu de temps pour régler chaque détail de ce transfert décidément bien épineux.

"Mme May nous a assurés qu'il y aura un backstop, ce qu'elle avait déjà dit à Belfast, qu'il n'était pas question de le retirer", a rappelé Guy Verhosftadt, qui préside le groupe Brexit au Parlement européen.

Cette disposition a été introduite dans l'accord de retrait comme une solution de dernier recours destinée à empêcher le retour à une frontière physique sur l'île d'Irlande pour préserver les accords de paix de 1998. Il prévoit que le Royaume-Uni resterait dans une union douanière avec l'UE, et l'Irlande du Nord dans le marché unique pour les biens, afin d'éviter des contrôles douaniers et règlementaires physiques, si aucune autre solution n'est trouvée au cours des négociations sur la future relation entre Londres et l'UE.

Elle est honnie par de nombreux députés britanniques qui craignent de se retrouver "piégés" dans l'Union douanière.

Mme May n'est pas venue à Bruxelles avec une offre déterminée. Selon Downing Street, trois modifications sont envisagées sur le "backstop": une limite dans le temps, une sortie unilatérale décidée par le Royaume-Uni ou un plan proposé par des députés reposant notamment sur l'utilisation de technologies pour des contrôles douaniers dématérialisés.

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