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Mediapart a refusé une perquisition dans ses locaux — Affaire Benalla

04 Février 2019

Plus tôt, le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour " atteinte à l'intimité de la vie privée et de détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations ".

Il s'agit "d'un acte inédit - et particulièrement grave - dans l'histoire de Mediapart", selon le média en ligne.

Une source proche de l'enquête a ajouté qu'elle n'avait pas été déclenchée à la suite d'une plainte de M. Benalla.

Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et sur les conditions d'enregistrement de la conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase en juillet dernier.

"Tout ça est une manœuvre, un habillage juridique qui n'a qu'une seule fin: trouver les sources de Mediapart et les tarir!", a estimé Fabrice Arfi, co-responsable des enquêtes du journal en ligne, lors d'une conférence de presse au siège de Mediapart.

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Mais de nombreux points litigieux restent encore à régler pour enterrer définitivement la hache de guerre. L'administration exhorte aussi Pékin à réduire le déficit commercial américain massif.

Mediapart a dévoilé, le jeudi 31 janvier, des extraits d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, un gendarme réserviste. Alexandre Benalla se targuait alors du soutien du "patron", qui n'est autre que le chef de l'Etat.

Selon le site d'investigation, la rencontre entre les deux hommes aurait eu lieu le 26 juillet 2018, soit quatre jours après la mise en examen d'Alexandre Benallapour "violences volontaires" dans l'affaire du 1er Mai dévoilée par Le Monde. "Comme on est dans le cadre d'une enquête préliminaire, nous avons le droit de refuser une perquisition et nous l'avons donc évidemment refusée, en nous permettant de commenter cette situation inédite dans l'histoire du journal, et que nous considérons comme particulièrement grave pour le journal", a-t-il ainsi expliqué.

De la perquisition de La France Insoumise, à la loi " anti-casseurs " et ses interdictions administratives de manifester, cette tentative de perquisition est à dénoncer avec force, comme une intimidation qui vise en dernière instance non seulement les droits de la presse, mais représente aussi une tentative d'attaque contre les droits démocratiques.

Mediapart affirmait également la semaine passée qu'Alexandre Benalla aurait été impliqué directement dans un contrat de sécurité signé par Vincent Crase avec Iskander Makhmoudov, un oligarque russe, "proche de Vladimir Poutine" et "soupçonné par plusieurs magistrats européens d'accointances avec l'un des pires groupes criminels moscovites". Or, le chargé de mission travaillait encore à l'Elysée à l'époque.

Le confondateur du site d'information en ligne Mediapart réagissait après la tentative de perquisition des locaux situés dans le 12e arrondissement de la capitale, lundi matin, dans le cadre de l'affaire Benalla. Les journalistes avaient refusé de lui donner les clés permettant d'ouvrir la salle de rédaction.

Mediapart a refusé une perquisition dans ses locaux — Affaire Benalla