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France : l'usage du controversé lanceur de balles de défense reste autorisé

02 Février 2019

Le syndicat policier Alliance a salué le rejet vendredi par le Conseil d'Etat des demandes de suspension de l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) dans les prochaines manifestations de gilets jaunes, estimant que c'était une "sage décision". Le Conseil d'Etat doit rendre sa décision ce vendredi.

"Les conditions d'utilisation de ces armes sont strictement encadrées par le code de la sécurité intérieure, afin de garantir que leur emploi est, d'une part, nécessaire au maintien de l'ordre public compte tenu des circonstances et, d'autre part, proportionné au trouble à faire cesser", précise la décision de justice.

Le risque de nouvelles violences "rend nécessaire de permettre aux forces de l'ordre de recourir à ces armes, qui demeurent particulièrement appropriées pour faire face à ce type de situations, sous réserve du strict respect des conditions d'usage", explique le Conseil d'Etat.

Selon le collectif militant "Désarmons-les", une vingtaine de manifestants ont été blessés à l'oeil et la plupart éborgnés.

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Plusieurs responsables politiques de droite ont dénoncé cet éventuel retour. "Il y a un autre choix, l'élimination de ces personnes ", dit-il encore.

Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes le 17 novembre, plus 9.200 tirs de LBD ont été comptabilisés et 111 enquêtes ont été ouvertes par l'inspection générale de la police (IGPN) pour violences policières. Selon une source proche de l'enquête, au moins 36 de ces enquêtes visent à déterminer si le LBD est en cause et "dix blessures très graves au niveau des yeux" ont été comptabilisées jusqu'à présent.

Le juge des référés du Conseil d'État a donc estimé que l'usage du LBD de 40 mm ne peut être " regardé, en l'état, comme de nature à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester et au droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains ou dégradants ". Sophie Mazas, l'une de leurs avocates, réclame l'interdiction de ces armes.

Le 26 janvier, l'une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, a été gravement blessé à un oeil, affirmant avoir été touché par une balle de défense. Une manière de dire que cela a suffisamment duré et que les manifestants - gilets jaunes, brutes ou casseurs -, s'ils poursuivent leur mouvement, dans la rue, chaque samedi, le font, à leurs risques et périls.

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