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Moscou met en garde contre un retrait américain "irresponsable" d'un traité nucléaire

01 Février 2019

Le retrait sera effectif "dans six mois, à moins que la Russie respecte ses obligations en détruisant tous ses missiles, lanceurs et équipements qui violent le texte", a ajouté le président américain.

Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a annoncé le retrait des Etats-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF) avec Moscou, qu'ils ont accusé de violer cet accord conclu lors de la guerre froide. Il entra en vigueur le 1er juin de la même année, sans limitation de durée. Il est le premier traité à avoir éliminé totalement une catégorie d'armement.

Selon Eugene Rumer, ancien du renseignement américain aujourd'hui expert au cercle de réflexion Carnegie, "ni l'administration Trump ni le gouvernement russe ne semblent être intéressés par la sauvegarde" de ce traité signé à la fin de la Guerre froide par le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, et le président américain de l'époque, Ronald Reagan.

De son côté, Moscou a mis en garde Washington vendredi contre un retrait "extrêmement irresponsable" du traité FNI, à la veille de l'expiration de l'ultimatum lancé par Washington à Moscou.

"Nous considérons que ce traité est nécessaire. Il serait extrêmement irresponsable de le saper par des actions unilatérales", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, selon des propos retransmis à la télévision. Cet important traité, conclu en 1987 entre les Etats-Unis et l'ex-URSS, interdit les missiles terrestres d'un portée comprise entre 500 et 5.000 km.

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Au moment de la signature à Washington, le traité est salué comme "historique", ouvrant la voie à une nouvelle ère dans les relations entre les blocs est et ouest.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré que Washington était néanmoins "prêt " à continuer de discuter avec la Russie "au sujet du désarmement ". Faute de quoi, il avait menacé de lancer la procédure de retrait.

L'Otan a apporté son soutien vendredi au retrait américain du traité, appelant Moscou à revenir dans les six mois à "un respect total et vérifiable" de ses obligations en matière de désarmement. "Les Alliés appuient pleinement cette démarche", a indiqué l'Otan dans un communiqué, diffusé dans la foulée de l'annonce par les Etats-Unis de leur prochain retrait de ce traité crucial.

Depuis plusieurs mois, les États-Unis et l'OTAN accusent la Russie de violer le traité INF en produisant des missiles Novator 9M729/SSC-8 capables de transporter des charges nucléaires et d'atteindre des cibles jusqu'à une distance de 1500 kilomètres.

Moscou met en garde contre un retrait américain