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Diplomatie. Un Canadien condamné à mort en Chine

15 Janvier 2019

PÉKIN | La Chine a défendu mardi avec véhémence la condamnation à mort d'un Canadien pour trafic de drogue, renforçant une escalade diplomatique avec le Canada, décrite par des experts comme "une politique de l'otage ".

Ce jugement intervient dans un contexte de relations tendues entre Pékin et Ottawa depuis l'arrestation, à Vancouver début décembre, de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei à la demande des Etats-Unis.

Le gouvernement de Justin Trudeau a appelé lundi les Canadiens se rendant en Chine à y faire preuve de "grande prudence" face au "risque d'application arbitraire des lois locales", suite à la condamnation à mort d'un Canadien clamant son innocence. Pékin, qui avait menacé Ottawa de "graves conséquences" si la dirigeante n'était pas libérée, a arrêté dans la foulée deux Canadiens: Michael Kovrig, un ex-diplomate, et Michael Spavor, un consultant.

"Il est très inquiétant que la Chine commence à agir de façon arbitraire pour appliquer la peine de mort, surtout à un Canadien", a réagi le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, en promettant d'intervenir. "Je sais en revanche qu'avant la détention de Meng Wanzhou, le tribunal de première instance a attendu plus de deux ans et demi après le procès avant de décider qu'une peine de quinze années de prison était une sentence appropriée". Mais la démarche s'était retournée contre lui, la Haute cour de la province du Liaoning jugeant le verdict trop "indulgent" et ordonnant la tenue d'un nouveau procès. "Je ne suis pas un trafiquant de drogue", maintient-il.

Le procès de lundi a été organisé à seulement quatre jours d'avis. M. Schellenberg avait déclaré lundi devant les juges être venu en Chine après avoir voyagé au Laos, en Birmanie, en Malaisie, à Singapour ou encore en Thaïlande. Il affirme qu'un ami lui a recommandé un interprète touristique - un Chinois nommé Xu Qing - et qu'il a ensuite été impliqué à son insu dans un réseau international de trafic de drogue. "Cette affaire concerne Xu Qing".

De mystérieux signaux provenant de l'espace à nouveau détectés
Il souligne également qu'il n'y a pas de structure intelligente ou contenant des informations dans les explosions. La vie intelligente n'est dans l'esprit d'aucun astronome comme étant la source de ces FRB , conclut-il.

Les procureurs chinois avaient indiqué que ce dernier faisait partie d'un gang international, qui prévoyait d'envoyer 222 kg de méthamphétamine en Australie, dissimulés dans des pastilles de plastique cachées dans des pneus en caoutchouc. "La Chine est sûre, du moment que les citoyens étrangers, y compris les citoyens canadiens, respectent les lois et règlements chinois", a répliqué lors d'un point presse régulier Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Il est clair que les tribunaux chinois ne sont pas indépendants" car "ils peuvent être influencés par le Parti communiste chinois" au pouvoir dans le pays, avait déclaré avant l'annonce du verdict William Nee, de l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International.

Des étrangers ont déjà été exécutés en Chine pour des crimes liés au trafic de drogue.

Le ministère canadien des Affaires étrangères avait déclaré suivre l'affaire "de très près" et fournir une assistance consulaire à Robert Lloyd Schellenberg depuis son arrestation.

Les infractions liées à la drogue sont sévèrement punies dans l'empire du Milieu. La Chine avait aussi condamné à mort en 2013 un trafiquant philippin, ignorant la requête de Manille d'épargner sa vie, selon le ministère philippin des Affaires étrangères.

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