Lundi, 22 Juillet 2019
Dernières nouvelles
Principale » Trump face à de nouvelles accusations sur ses liens avec Moscou

Trump face à de nouvelles accusations sur ses liens avec Moscou

14 Janvier 2019

L'opposition démocrate s'est emparée de ces nouvelles informations, publiées au lendemain de la révélation, par le New York Times, de l'ouverture en 2017 d'une enquête du FBI pour savoir si le président américain travaillait pour le compte de la Russie.

"Les médias gauchistes ont gâché deux années à essayer de monter de toutes pièces un faux scandale de collusion" entre Moscou et l'équipe de campagne de M. Trump à l'élection présidentielle de 2016, a-t-elle ajouté.

A l'issue de cette rencontre, M. Trump avait suscité un tollé pour s'être montré trop conciliant lors d'une conférence de presse commune avec M. Poutine sur la question de l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016, attestée de façon unanime par le FBI et les agences américaines du renseignement. Cette enquête a vite été fusionnée dans l'enquête du procureur spécial Robert Mueller. Jusque-là rien d'anormal, sauf qu'en quelques heures Donald Trump a couvert de quolibets et de qualificatifs de haut-vol les responsables du FBI et tout particulièrement l'ancien directeur du bureau fédéral, James Comey: "menteur", "ordure", "flic véreux " ...

En décembre 2018, l'ancien avocat de Trump, Michael Cohen, avait admis devant les juges New Yorkais, avoir menti devant le Congrès américain sur les relations russo-américaines du milliardaire. L'enquête du procureur spécial a débouché sur de multiples inculpations et sur des condamnations de proches collaborateurs de Donald Trump.

Trump, le New York Times et le Washington Post Malheureusement pour Donald Trump, il est devenu le catalyseur d'une concurrence acharnée entre le New York Times, et l'autre prestigieux journal américain, le Washington Post.

"Acte IX" des "Gilets jaunes": des journalistes pris à partie à Rouen
A Paris, un agent de sécurité accompagnant un vidéaste de lAFP a, lui, reçu des coups de matraque de la part des forces de lordre. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a tenu à réagir sur Twitter: "Dans notre démocratie, la presse est libre".

Samedi 12 janvier, The Washington Post relatait, citant ses propres sources, que Donald Trump avait dissimulé à son administration certains détails de ses conversations avec Poutine, tenues à cinq endroits différents au cours des deux dernières années.

Ce qui choque les Américains, c'est que dans l'histoire, aucun président n'a jamais dissimulé le contenu des entretiens avec leurs homologues russes. Mais les dépublicains de la Chambre des représentants avaient alors bloqué la procédure. D'après les sources citées par le quotidien, l'enquête avait un volet de contre-espionnage et un volet criminel.

L'investigation comporte un volet de contre-espionnage pour déterminer si Donald Trump avait consciemment ou inconsciemment travaillé pour Moscou et un volet criminel portant sur le limogeage de James Comey.

Donald Trump, qui nie catégoriquement toute collusion avec la Russie, critique régulièrement l'enquête de Robert Mueller (par ailleurs ancien directeur du FBI), qu'il considère comme une "chasse aux sorcières" et une machination visant à délégitimer sa présidence.

Trump face à de nouvelles accusations sur ses liens avec Moscou