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"Acte IX" des "Gilets jaunes": des journalistes pris à partie à Rouen

13 Janvier 2019

Cet agent souffre d'une fracture du nez, a indiqué Thierry Thuillier, patron de l'information du groupe TF1, à l'AFP. "On n'est pas du FN!", l'entend-on protester, juste après qu'un gilet jaune tente de lui asséner un coup de poing par-derrière. Des plaintes ont été déposées.

A Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, un journaliste local qui affirme avoir été identifié comme appartenant à BFM TV, a été frappé par un "Gilet jaune" devant les caméras.

A Marseille, une journaliste vidéo de France 3 et deux photographes locaux ont été empêchés de travailler par une dizaine de gilets jaunes qui les ont contraints à s'éloigner, en insultant "les journalistes qui ne font que mentir". Ce matin, on compte un peu plus de 300 manifestants selon notre équipe sur place. Dabord pris à partie par un jeune homme sans gilet jaune, ils ont été poursuivis par une dizaine de personnes et ont reçu "des claques dans le dos, dans la caméra" et un "coup de pied (.) dans la hanche", a raconté lun deux.

A Toulouse, une journaliste de la Dépêche du Midi a été "menacée, insultée et violentée dans une voiture aux couleurs" du journal, a annoncé une de ses collègues sur Twitter. Dénonçant les attaques contre les policiers, les commerces, les élus et les journalistes, elle appelait une réaction sans que l'on comprenne très bien de quelle sorte.

Gilets jaunes: les autorités françaises redoutent un regain de mobilisation samedi
Plusieurs leaders du mouvement des "gilets jaunes" ont demandé à ce que l'acte IX se déroule à Bourges . Castaner dans une interview sur Facebook .

Depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes en novembre dernier, Noëlle Lenoir, aujourd'hui avocate au cabinet Kramer Levin, a pris l'habitude de cibler les journalistes explique le Parisien sur son site internet. A Paris, une équipe de journalistes de LCI a aussi été agressée par des manifestants et une journaliste a été jetée à terre avant d'être protégée par d'autres manifestants. "La seule info, c'est sur les réseaux sociaux ", criait la Gilet jaune à l'origine de l'incident.

A Paris, un agent de sécurité accompagnant un vidéaste de lAFP a, lui, reçu des coups de matraque de la part des forces de lordre.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a tenu à réagir sur Twitter: "Dans notre démocratie, la presse est libre".