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Les Kurdes inquiets en Syrie après le départ des Américains

23 Décembre 2018

Dans une lettre de démission où émergent de façon évidente ses divergences d'opinions avec le président, le général Mattis défend abondamment l'importance des partenariats internationaux. Il rejoint ainsi la liste, de plus en plus longue, de membres ou proches de l'administration Trump qui ont quitté le navire depuis l'entrée en fonction du 45e président des États-Unis, en janvier 2017.

Le général, autrefois surnommé "Mad Dog" ("chien fou"), souligne ainsi son désaccord avec les diatribes de Donald Trump contre l'Union européenne ou le Canada, en même temps que ses doutes quant à la mansuétude dont témoigne le milliardaire à l'égard de la Russie ou de l'Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane.

"Combattre le terrorisme sera difficile parce que nos forces seront obligées de se retirer des lignes de front [dans la province] de Deir-Ez-zor [dernier bastion de Daech, NDLR], pour prendre position sur la frontière avec la Turquie pour contrer toute éventuelle attaque", a déclaré Ilham Ahmad, qui doit être reçue au palais présidentiel pour discuter avec l'exécutif français de la nouvelle donne provoquée par l'annonce du président américain. "Je pense que me retirer est la bonne chose à faire", ajoute-t-il dans ce courrier qui a fait l'effet d'un véritable coup de tonnerre à Washington. Il a simplement fait savoir que Jim Mattis quitterait ses fonctions fin février, et qu'il nommerait un successeur prochainement. Mais elle intervient dans un contexte déjà tendu avec la démission de Jim Mattis, un homme respecté sur la scène internationale qui incarnait une forme de stabilité au sein d'une administration traversée de secousses.

A l'unisson, des élus des deux bords politiques ont exprimé leur déception, voire leur inquiétude après ce départ brutal. "C'est un jour très triste pour notre pays", a lancé Nancy Pelosi, cheffe des démocrates à la Chambre des représentants. "Je suis d'accord avec lui", a déclaré Vladimir Poutine".

Environ 2'000 militaires américains sont stationnés dans le nord-est de la Syrie aux côtés de la coalition arabo-kurde qui combat le groupe Etat islamique (EI).

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Apple a annoncé qu'elle retirerait des téléphones de ses magasins pendant qu'il interjetait appel. Apple a bien entendu fait appel de la décision.

L'EI a vu son "califat" autoproclamé se réduire comme peau de chagrin face à de multiples offensives, après une montée en puissance fulgurante en 2014.

Promesse de campagne d'un Donald Trump qui ne veut plus que les Etats-Unis soient le gendarme du Moyen-orient, le désengagement américain de la région s'était jusqu'à présent heurté à de fortes résistances au sein de son administration, en particulier en provenance du Pentagone.

Quelque 14.000 soldats américains stationnent encore dans cette zone dans le cadre de la mission de l'Otan "Resolute Support" qui consiste à conseiller et entraîner l'armée afghane et à conduire des opérations antiterroristes.

"L'EI a reculé, mais la menace n'est pas terminée", a résumé le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, craignant que cela ne "nuise" à la lutte antijihadistes.

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