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Violences à Paris ce samedi: 412 interpellations et 133 blessés

05 Décembre 2018

Mais pour le préfet de police Michel Delpuech, il y avait aussi parmi les casseurs "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et ils n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entraînement" à "se livrer eux aussi à des violences injustifiables". Selon lui, il s'agissait de "violences d'une gravité sans précédent". Selon la préfecture de police de Paris, 412 personnes ont été interpellées.

Dès lundi, des dizaines de suspects seront jugés à Paris lors d'audiences en comparution immédiate, dont le nombre été doublé pour faire face à un "afflux considérable", avait précisé dimanche le procureur de la République Rémy Heitz, assurant que le parquet de Paris n'avait "jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardes à vue". "On ne peut se revendiquer d'un mouvement qui se veut pacifique et venir sur le pavé parisien avec un comportement qui est inacceptable", a-t-il fait valoir.

En particulier, "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", et les forces de l'ordre ont été visées par "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons", a énuméré M. Delpuech. Ceux-ci se seraient livrés à des "actes de violence tout en se revendiquant des Gilets jaunes ". "Pour toutes ces infractions, les peines encourues vont de 3 ans à 7 ans d'emprisonnement", a-t-il souligné.

Beaucoup d'autres "gilets jaunes" rencontrés par l'AFP ont toutefois condamné ces violences, estimant qu'elles desservaient leur cause. Michel Delpuech a précisé que parmi elles se trouvaient des groupes d'extrémistes ultra-gauche et ultra-droite.

Violences à Paris ce samedi: 412 interpellations et 133 blessés
Violences à Paris ce samedi: 412 interpellations et 133 blessés

Ces personnes étaient visiblement rompues aux affrontements avec la police ou aux techniques pour incendier une barricade ou une voiture.

L'ultragauche était visiblement présente comme en témoignent de nombreux slogans anticapitalistes scandés dans la foule et l'inscription sur plusieurs murs et magasins de l'acronyme ACAB (All Cops Are Bastards, " tous les flics sont des bâtards ") régulièrement utilisé par cette mouvance.

Des véhicules ont été incendiés, des vitrines fracassées, et des commerces vandalisés et dévalisés.

Rémy Heitz a affirmé que bon nombre d'entre eux étaient des Franciliens, motivés par une délinquance d'appropriation et venus pour profiter des pillages.

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Il a été entendu plus d'une dizaine de fois en tant que suspect ou témoin dans différents dossiers. C'est la troisième affaire distincte dans laquelle la police recommande sa mise en examen.

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