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Theresa May affaiblie au parlement britannique — Brexit

05 Décembre 2018

Lundi, lors d'un débat enflammé au Parlement, l'Attorney General (ministre chargé de conseiller juridiquement le gouvernement), a déclaré que le texte contenait des éléments "insatisfaisants" mais qu'il garantissait une sortie "pacifique et ordonnée" de l'UE.

La ministre chargée des Relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, a défendu le 4 décembre 2018 la position du gouvernement de ne pas publier la totalité de l'avis juridique britannique sur l'accord de divorce, comme l'avaient demandé les députés le mois dernier.

L'allié nord-irlandais de Theresa May, le parti unioniste DUP, s'oppose lui aussi à l'accord.

Le DUP a d'ailleurs voté contre le gouvernement mardi, a reconnu son chef de file, le député Nigel Dodds.

Menacée d'un échec au Parlement, la cheffe du gouvernement a fait planer la menace d'un départ de l'UE sans accord, avec de lourdes conséquences pour l'économie britannique. Un ballet incessant qui pourrait s'interrompre avec le Brexit. Le Labour compte déclencher une motion de défiance si elle ne parvient pas à faire adopter le texte. Mais certains pourraient se rallier à Theresa May et voter en faveur de son plan: tout d'abord pour éviter un divorce sans accord, le fameux " no deal " tant redouté par les milieux économiques.

Le référendum de juin 2016, remporté à 52% par le camp du "Leave", a laissé le pays profondément divisé. Après des mois de discussions, le texte conclu avec l'UE laisse les deux camps frustrés.

L'armée israélienne lance une opération pour neutraliser plusieurs tunnels du Hezbollah
De la machinerie israélienne à l'oeuvre à la hauteur du village libanais de Kfar Kila, situé le long de la frontière du Liban-Sud. Israël construit actuellement une barrière principalement pour stopper d'éventuelles tentatives d'infiltration du Hezbollah.

Les plus fervents "Brexiters" estiment que le Royaume-Uni ne va pas franchement couper les ponts avec l'UE, tandis que les europhiles espèrent encore faire marche arrière.

Le Royaume-Uni pourrait décider seul de renoncer à quitter l'Union européenne, sans avoir besoin de l'aval des autres Etats membres, a estimé mardi l'avocat général de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), dans un avis ne liant pas les juges de l'institution.

"C'est une énorme victoire", s'est réjoui sur Twitter Alyn Smith, député du parti indépendantiste écossais SNP. "Si, comme c'est le cas au Royaume-Uni, l'approbation parlementaire est une condition préalable de la notification de l'intention de se retirer, il est logique que le retrait de cette notification soit également subordonné à cette même approbation parlementaire", précise-t-il.

Le traité de retrait comprend notamment la facture du divorce dont devra s'acquitter le Royaume-Uni, évaluée entre 40 et 45 milliards d'euros, garantit les droits des expatriés européens et définit une période de transition qui commencera après le Brexit, prévu le 29 mars, pour durer jusqu'en décembre 2020.

Ce mécanisme controversé, qui consiste à créer un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, n'entrerait en vigueur qu'après la période de transition et seulement si aucune meilleure solution n'était trouvée d'ici à la mi-2020. "C'est un moment important dans notre histoire", a-t-elle dit à ITV.

L'ex-chef conservateur de la diplomatie, Boris Johnson, l'a qualifié d'"humiliation nationale tournant le Brexit en dérision", empêchant le Royaume-Uni d'avoir le contrôle de sa politique commerciale et de ses frontières.

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