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"Gilets jaunes" : vers un moratoire sur la hausse de la taxe carbone

05 Décembre 2018

"(.) Cette colère des gilets jaunes et des Français implique des réponses à un tout autre niveau". Elle sera suivie de 3h30 d'interventions d'orateurs des groupes politiques, la moitié du temps étant dévolu aux oppositions.

- Suspension des trois mesures fiscales sur le prix des carburants pendant six mois.

Envoyé en première ligne pour tenter de déminer la crise, il a également annoncé que les tarifs du gaz et de l'électricité "n'augmenteront pas pendant l'hiver" comme c'était prévu et la suspension, pour six mois là-aussi, du durcissement prévu du contrôle technique.

Israël : La police recommande l’inculpation du Premier ministre Netanyahu
Il a été entendu plus d'une dizaine de fois en tant que suspect ou témoin dans différentes investigations. Du côté de l'opposition, le chef des travaillistes Avi Gabbay a appelé Benjamin Netanyahu à démissionner.

La concertation locale qui sera engagée jusqu'au 1er mars servira, a ajouté le Premier ministre, à "améliorer" et "compléter" ces mesures "d'accompagnement justes et efficaces". "Aux yeux d'une majorité de gilets jaunes, c'est trop peu et trop tard", écrit ainsi Yves Thréard dans son édito du " Figaro ", où il évoque un " jeu dangereux ". En cas d'échec, "nous en tireront les conséquences", a déclaré le Premier ministre. Soit quinze jours après la fin des discussions dont l'ambition est de couvrir largement les territoires où vivent les Français qui se sentent "relégués ".

L'exécutif défend mercredi son plan de sortie de crise devant l'Assemblée nationale, au lendemain d'annonces visant à apaiser les "gilets jaunes" et à réduire le risque d'un nouveau week-end de violences. Enfin, le premier ministre a indiqué abandonner provisoirement la hausse de la fiscalité sur le gazole non routier, utilisé notamment par les entreprises de travaux publics. A y regarder de plus près, ce gel des taxes de six mois nous mène au 1er juin 2019, soit une semaine après les élections européennes du 26 mai pour lesquelles Emmanuel Macron fait campagne. "On mérite mieux que ça". Pas au point cependant de retenir la proposition de son administration de mobiliser un crédit pour indemniser, en plus des assurances, les commerçants victimes de dégradations, comme cela fut fait après les manifestations contre la loi Travail, sous le précédent quinquennat. - "Mal de vivre" - Dans l'immédiat, les partis d'opposition continuent de plaider un changement de politique. La présidente du groupe PS à l'Assemblée, Valérie Rabault, a ainsi défendu mardi soir la mise en oeuvre d'une "social-écologie" contre les inégalités. "Mais après trois semaines de tensions et de violences, l'heure n'est plus à la demi-mesure".

Ces mesures sont effectives immédiatement. S'il y a une nouvelle journée de mobilisation samedi, elle doit être déclarée et se faire dans le calme. "On attendait autre chose que des mesures symboliques pour faire baisser d'un palier la colère", soupire à ses côtés Marc Beaulaton, 59 ans, retraité d'EDF. De Washington, le président américain Donald Trump a ironisé mardi sur les concessions faites par son homologue français Emmanuel Macron aux "gilets jaunes" sur les taxes sur les carburants, estimant qu'elles démontraient que l'accord de Paris sur le climat était voué à l'échec. Mardi, de nouveaux incidents ont éclaté devant des lycées de la région parisienne, et Marseille reste particulièrement touchée: sur 21 établissements perturbés, dix étaient en blocage total.