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La Réunion secouée par des violences malgré le couvre-feu — "Gilets jaunes"

22 Novembre 2018

"On ne peut pas accepter les scènes que nous avons vues", a poursuivi le chef de l'État sur son compte Twitter.

Il tape du poing sur la table.

Contrairement à la métropole, ou un début d'essoufflement du mouvement se fait sentir, les "gilets-jaunes" réunionnais continuent de se mobiliser fortement. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre: nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l'ordre public.

"L'évolution du mouvement est intolérable: les blocages routiers durant la journée se transforment en violences urbaines la nuit", avait dénoncé mardi soir Annick Girardin, en évoquant des violences commises par "des jeunes gens qui n'ont rien à voir avec les gilets jaunes". "Leur objectif, a-t-il déploré mercredi, c'est de profiter d'un mouvement social pour piller, pour saccager, pour détruire." .

Emmanuel Macron a déclaré mercredi, en ouvrant le conseil des ministres, que "la sévérité sera (it) de mise" contre "des comportements inacceptables" lors des manifestations des "gilets jaunes", a indiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Il a précisé que 120 gendarmes et 107 policiers avaient été déployés et qu'un escadron de 80 gendarmes décollerait "ce soir de Paris pour accroître encore" la sécurisation.

Cyril Hanouna reçoit les "gilets jaunes" ce soir — TPMP
Les " gilets jaunes " ont également échangé avec Jean-Michel Maire. "Il y a des algorithmes que Facebook a clairement mis à la vue de tout le monde.

Un policier a eu une main arrachée et quinze autres membres des forces de l'ordre ont été blessés plus légèrement à La Réunion en intervenant contre les violences urbaines qui frappent l'île paralysée par les "gilets jaunes", a annoncé mercredi la préfecture.

Il s'agit donc d'une réponse de taille à la lettre que lui a adressée le président de la Région Didier Robert. "La situation devient très très compliquée", a réagi Idriss Rangassamy, secrétaire départemental d'Alliance Police. L'île a connu mardi soir une nouvelle nuit de violences, malgré le couvre-feu décrété par le préfet Amaury de Saint-Quentin de 21h à 6h, pour 14 des 24 communes.

Les forces de l'ordre sont intervenues sur plusieurs zones chaudes: au Chaudron (Saint-Denis), au Port et à la Possession et à Saint-Gilles où des tentatives de pillage de commerces avaient lieu. Les stations services de l'île commencent à souffrir des blocages: la plupart sont à court de gaz, certaines ont commencé à rationner l'essence et le gasoil (pas plus de 20 euros par personne).

A 12 heures (heure locale, 9h à Paris) mercredi, il y avait 25 barrages dressés partout sur les routes réunionnaises, selon la direction régionale des routes (DRR), la plupart bloquants.

Outre les réponses immédiates sur la sécurité et le prix du carburant, Benjamin Griveaux a insisté sur "les questions de très long terme, la formation, l'emploi, la santé, qui ont été abordées dans le livre bleu des Outremer", présenté en juin dernier, alors que l'île affiche un taux de chômage de 22,8% et un taux de pauvreté de 40%, selon l'Insee.

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