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Brexit : les issues possibles de Theresa May

17 Novembre 2018

Outre l'hostilité prévisible de l'opposition, la chef du gouvernement est en butte à celle de bon nombre de députés de son propre parti, dont plusieurs tentent d'organiser un vote de défiance pour l'évincer. L'accord sur le Brexit négocié par le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) a été accepté par le gouvernement britannique mercredi soir, après 17 mois de négociations.

Symbole de la crise sans fin pour les conservateurs anglais: avec Dominic Raab, Theresa May perd son deuxième ministre du Brexit en quelques mois, puisque son prédécesseur à ce poste, David Davis, avait quitté le navire en juillet, dans la foulée du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson. Ce matin, quatre membres de l'exécutif, dont le ministre du Brexit Dominic Raab, ont présenté leur démission, rapprochant un peu plus Theresa May de la sortie. Si les tories arrivent à rassembler au moins 48 députés de leur parti (soit moins de 15% de leur groupe au Parlement), Theresa May devra affronter un vote de confiance.

Elles ont aussi ragaillardi les partisans d'un second référendum sur le Brexit, une idée qui gagne du terrain et séduit naturellement les europhiles.

En effet, s'il n'y a pas de Brexit, une partie des responsables politiques veulent imposer la tenue d'un nouveau référendum, ce que la responsable a exclu fermement.

"En cas de rejet de l'accord au Parlement, il est fort probable que son gouvernement soit destitué, on rentrera dans une période plus instable politiquement", décrypte la spécialiste.

La question de la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande reste l'un des problèmes clés du Brexit: les parties doivent décider comment ne pas violer les conditions de l'accord de Belfast, empêcher la création d'une "frontière dure" entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande après le Brexit et ne pas porter atteinte à l'intégrité du Royaume-Uni.

Djokovic atteint le dernier carré — Masters
Le Croate reste en course pour atteindre les demi-finales, ce qui serait une première pour sa quatrième participation au Masters. A Londres, Djokovic vise un sixième sacre au Masters pour égaler le record de Roger Federer.

Ses propos n'ont pas convaincu le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, dont les dix députés lui sont indispensables pour avoir une majorité absolue, et qui entend s'opposer au projet d'accord.

À Bruxelles, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a confirmé que les dirigeants européennes prévoyaient de se réunir en sommet extraordinaire le 25 novembre pour entériner le projet d'accord sur le Brexit. C'est elle qui était donc chargée de convaincre, un à un, les parlementaires au projet d'accord de la Première ministre.

Parallèlement, la Commission devait continuer de discuter avec le Royaume-Uni de la déclaration politique sur la future relation entre Londres et l'UE qui doit accompagner l'accord de retrait. Quant au Parti travailliste, il a laissé entendre qu'il ne voterait pas le texte. Il faudrait ensuite qu'une majorité de députés conservateurs votent contre Theresa May.

" Nous sommes aussi préparés pour un scénario d'absence d'accord". Pendant une demi-heure, elle a adopté un ton presque enjoué, assurant à l'un d'eux, qui l'appelait à démissionner, que le texte permettrait au Royaume-Uni de redevenir maître de son avenir.

"Le projet d'accord est certes encourageant mais nous devons nous rappeler qu'il est soumis à l'approbation du Parlement", écrit le responsable du groupe de travail sur le Brexit d'Airbus dans la note au personnel, que Reuters a pu consulter.

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