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Assouplissement du permis de conduire pour les diabétiques - Droit

11 Novembre 2018

"Dorénavant, pour gérer son permis de conduire ça se passera avec le médecin traitant et non avec un médecin agréé qui vous voit pour la première fois", s'est félicité Gérard Raymond, président de la Fédération.

Cette annonce a été faite à l'occasion d'une conférence de presse qui présentait 15 propositions provenant des États généraux du diabète mis en œuvre par la FFD pour faire en sorte d'améliorer la vie quotidienne des personnes souffrant de diabète.

"Dorénavant, pour gérer son permis de conduire ça se passera avec le médecin traitant et non avec un médecin agréé qui vous voit pour la première fois", s'est félicité Gérard Raymond, président de la Fédération.

L'accord intervenu mardi soir entre la Fédération, la Sécurité routière, le ministère de l'Intérieur et celui de la Santé devra encore être suivi d'une circulaire pour entrer en vigueur.

Un cafouillage en quatre questions — Hommage à Pétain
"Vous créez des polémiques tous seuls, mes enfants", a-t-il lancé aux journalistes, les accusant d'être dans un " bocal ". Il y repose toujours, sous une dalle de granit blanc, sobrement marquée "Philippe Pétain, maréchal de France ".

Jusqu'à présent, les diabétiques qui passaient leur permis de conduire devaient informer l'auto-école de leur pathologie et avoir l'agrément d'un médecin de la préfecture de police. Le permis était ensuite délivré pour une période de cinq ans, sous réserve de l'accord du médecin. Cette visite médicale est imposée aux diabétiques (mais également aux personnes atteintes d'affections neurologiques ou cardio-vasculaires) depuis 2005.

"Si le médecin traitant ou le spécialiste juge que son patient est apte à gérer son diabète, il n'aura même pas besoin de le déclarer à l'auto-école, sinon, on retrouve la procédure précédente avec un renvoi devant le médecin agréé", a détaillé M. Raymond.

Pour justifier sa demande, la Fédération rappelait que le risque de malaise hypoglycémique au volant, principal risque posé par le diabète en matière de conduite automobile, peut être facilement contrôlé.

La mesure est emblématique des efforts de la Fédération pour que les diabétiques mènent une vie la plus normale possible, en dépit des contraintes de leur affection (mesure de la glycémie, piqûres ...). La Fédération défend l'élaboration d'un statut "intermédiaire", qui permettrait au salarié diabétique d'aller à ses rendez-vous médicaux par exemple, avec une compensation pour l'employeur.

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