Mercredi, 21 Novembre 2018
Dernières nouvelles
Principale » 79 élèves enlevés dans le nord-ouest du pays — Cameroun

79 élèves enlevés dans le nord-ouest du pays — Cameroun

08 Novembre 2018

"Ces trois " encadreurs " sont le principal de l'établissement, un enseignant et un chauffeur, selon une source gouvernementale camerounaise". Cet enlèvement est le plus important dans cette zone depuis le début de ce conflit.

Soixante-dix-neuf enfants enlevés lundi dans une école protestante de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest anglophone du Cameroun, ont été libérés, a annoncé mercredi Issa Bakary Tchiroma, ministre camerounais de la Communication. "Nous n'y avons pas accès", a précisé la source proche de l'établissement.

"Dans une vidéo de six minutes obtenue par l'AFP, onze garçons d'une quinzaine d'années déclinent un à un, en anglais, leur identité, et indiquent avoir été enlevés par les " Amba boys", les séparatistes anglophones".

Le président Biya, 85 ans, au pouvoir depuis 1982, a récemment été réélu pour un septième mandat avec 71,28% des votes. RIEN ne peut justifier l'enlèvement d'enfants innocents! ", a réagi sur les réseaux sociaux Allegra Maria Del Pilar Baiocchi, coordonnatrice humanitaire de l'ONU pour le Cameroun".

Nicolas Anelka nouveau conseiller des jeunes attaquants du LOSC
Voilà quelque temps qu'on n'avait plus entendu parler de lui dans l'Hexagone; Nicolas Anelka fait un retour fracassant dans l'actualité du football français.

Les attaques de séparatistes armés sur les écoles sont nombreuses depuis le début du conflit. En effet, dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays, la crise socio-politique sans précédent qui s'est installée fin 2016 s'est transformée en une contestation violente entre ceux qui réclament l'indépendance de ces zones et l'armée.

Des affrontements se produisent ainsi quasiment tous les jours dans la forêt équatoriale depuis plusieurs mois. Les séparatistes ont également décrété un boycott des établissements scolaires, estimant que le système scolaire francophone marginalise les étudiants anglophones.

Les autorités, qui refusent le dialogue avec les séparatistes qu'elles qualifient de " terroristes", ont procédé depuis début 2018 à un important déploiement de forces de sécurité pour " rétablir l'ordre ". Le jour de la rentrée scolaire début septembre, un directeur d'école avait été assassiné, un professeur mutilé et plusieurs lycées attaqués.

Pour le chef d'État Camerounais, " les séparatistes mènent un combat sans issue", dans lequel s'ils persistent ils auront à répondre aux institutions judiciaires ou feront face aux forces de défense et de sécurité.

79 élèves enlevés dans le nord-ouest du pays — Cameroun