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Référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie: une participation de 73,68%

04 Novembre 2018

Les bureaux de vote de Nouvelle-Calédonie, petit territoire stratégique de 270.000 habitants dans le Pacifique, ont ouvert dimanche pour un référendum historique sur l'indépendance, où les sondages prédisent la victoire du non.

"C'est aux Calédoniens qu'il appartient de choisir", avait-il souligné, alors que près de 175 000 électeurs sont appelés aux urnes dimanche. S'il votera oui à l'indépendance, il veut toutefois garder des liens avec la France.

"Mais, il a aussi fait savoir qu'à ses yeux " la France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie " en pointant le rôle essentiel de ce territoire dans une stratégie régionale, alors que les États-Unis ont, selon lui, " plutôt tourné le dos à la région ces derniers mois " et que la Chine est " en train de construire son hégémonie pas à pas ". "La campagne a été très calme, le référendum ne suscite pas d'engouement, les enjeux se sont banalisés", notamment parce que "les Calédoniens pensent que cela ne va pas changer leur quotidien", mais aussi parce que les sondages prédisent une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%.

A la mairie de Nouméa, Chanel Cinédrawa, paysagiste de 43 ans, a aussi voté indépendantiste, car "c'est le combat de nos vieux, il faut honorer leur mémoire, c'est une fierté de porter nos couleurs", dit-il, même s'il reconnait que pour lui "la victoire du oui ou du non, c'est pareil".

Washington appelle à la fin de la guerre au Yémen
Nous vendons des armes à des partenaires qui sont engagés comme nous dans la lutte contre le terrorisme " a-t-elle poursuivi. Il exhorte la coalition saoudienne à cesser les bombardements contre les zones peuplées du Yémen.

Trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien dans la France, Calédonie ensemble (droite modérée), le Rassemblement LR et les Républicains calédoniens. Ils mettent en avant la protection de la France et ses 1,3 milliard d'euros d'aides annuelles, et espèrent que ce premier référendum sera aussi le dernier alors que l'accord de Nouméa prévoit la possibilité de deux autres consultations dans les quatre ans.

A l'école Gustave-Mouchet, dans le quartier populaire de Montravel, la population, à majorité kanak, a fait aussi la queue: "C'est un geste symbolique", explique Alain, 46 ans, qui travaille à la Société Le Nickel (SLN), plus grand employeur privé de Nouvelle-Calédonie. Je l'attendais avec impatience. Mais ils entendent continuer à dialoguer avec les Kanak et l'Etat.

En cas de victoire du oui, le FLNKS (indépendantiste) a indiqué qu'il ne souhaitait pas une rupture avec la France, mais une indépendance en partenariat avec elle. "Échec scolaire, chômage élevé, habitat précaire." il y a encore des problèmes d'intégration et un sentiment d'injustice prégnant [significatif] dans la société kanake", dit-il. Les deux camps craignent leur réaction si le non l'emporte.

Les états-majors politiques ont recommandé la discrétion à leurs militants.

Référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie: une participation de 73,68%