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Dialogue de sourds sur le budget de l'Italie

19 Octobre 2018

Comme l'ensemble des pays de la zone euro, l'Italie a envoyé lundi son projet de budget 2019 à l'exécutif européen.

Bruxelles pointe un risque de "non-conformité grave" avec les règles européennes, qui pourraient l'amener à rejeter ce budget, ce qui ne s'est encore jamais produit dans l'histoire de l'UE. "Elle est l'arbitre, l'arbitre n'est pas populaire mais fait respecter les règles du jeu".

Le commissaire, qui a appelé à "une discussion très ouverte" avec Rome, a expliqué ne pas avoir "de plan B, mais seulement un plan A: le plan, c'est d'être ensemble, d'avancer ensemble".

M. Tria a affirmé de son côté que l'Italie espérait "rapprocher (ses) positions avec celles de l'Union européenne".

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a indiqué que son gouvernement se réunirait samedi.

Pôle Emploi réalise des entretiens à la "The Voice"
L'agence a simplement promis qu'elle ne reprendrait plus tels quels les codes de l'émission afin d'éviter tout souci juridique. Dans plusieurs agences Pôle emploi de France, des sessions de recrutement intitulées " This is the job " ont été organisées.

Évoquant un échange "normal" entre la Commission et les Etats membres, il a souligné que l'Italie ne serait pas la seule à recevoir une lettre. Le budget italien est "bien pensé, bien construit et bien réalisé", a affirmé M. Conte, qui a déjà prévenu qu'il n'existait pas pour lui de marge pour le modifier.

La Commission européenne s'exposerait à des "contre-réactions virulentes" de la zone euro si elle acceptait le projet de budget expansionniste qui lui a été soumis par la coalition populiste au pouvoir en Italie, a estimé mardi son président Jean-Claude Juncker. Interrogée en marge du sommet, la chancelière allemande Angela Merkel a renvoyé la balle à la Commission et plaidé "le dialogue" avec Rome, quand son homologue néerlandais, Mark Rutte, s'est lui dit "très préoccupé". Et d'ajouter que l'autorité européenne a demandé à Rome des clarifications.

Le projet de loi de finances italien pour 2019, que Rome a adressé lundi soir à la Commission, prévoit une nette hausse des dépenses publiques pour permettre de financer notamment la création d'un "revenu de citoyenneté", l'abaissement de l'âge légal de la retraite, la mise en oeuvre d'une amnistie fiscale partielle et des allègements de taxes et d'impôts pour les travailleurs indépendants.

Mais ce budget inquiète car Rome affiche, après la Grèce, le ratio d'endettement (131% du PIB) le plus élevé de la zone euro. L'écart avec le taux allemand, le "spread" qui sert de baromètre, a atteint 312 points, un niveau inégalé depuis plus de cinq ans.

"Si nous acceptions (.) des dérapages par rapport aux règles européennes, il est vrai que dans certains pays cela aurait pour conséquence de nous couvrir d'injures et d'invectives, parce que ma Commission et moi-même, nous sommes accusés par plusieurs gouvernements en Europe (.) d'avoir été trop flexibles pour ce qui est de l'Italie", a-t-il insisté.

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