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Jugement mardi pour Alexandra D., fausse victime présumée du 13-Novembre

18 Octobre 2018

Le parquet de Paris avait requis 18 mois de prison ferme à l'encontre d'Alexandra Damien, une jeune femme qui a reconnu s'être faussement présentée comme victime de la fusillade de la terrasse du Carillon, à Paris, lors des attentats jihadistes du 13 novembre 2015. Alexandra Damien exhibait ainsi une cicatrice qui était, selon elle, provoquée par une rafale de kalachnikov et arborait fièrement un tatouage, devise de la ville de Paris, "Fluctuat nec mergitur " ("Il est battu par les flots, mais ne sombre pas ").

La jeune femme a également écopé de deux ans de mise à l'épreuve, avec obligation de soins, indemnisation des parties civiles et recherche d'un travail.

La jeune femme avait escroqué le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) à hauteur de 20.000 euros, mais aussi l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT), grâce à laquelle elle avait bénéficié d'un stage thérapeutique dans un hôtel en Normandie.

Contrairement à ses précédentes déclarations, devant les médias et les policiers, la Parisienne de 32 ans a avoué qu'elle n'était pas au bar "Le Carillon" lorsqu'il a été visé par les djihadistes le soir du 13 novembre 2015.

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" Ce dossier est marqué par la cupidité ", a résumé la procureure, alors que la prévenue a assuré n'avoir " jamais été dans une recherche pécuniaire ". Les attentats les plus sanglants commis en France, qui avaient ciblé des terrasses de cafés, la salle du Bataclan et le Stade de France, avaient fait 130 morts. L'affaire "a détruit ma vie", a expliqué Alexandra D. Menacée sur les réseaux sociaux, elle a perdu son emploi en raison de cette affaire.

Du "j'aurais dû y être" à "j'y étais". Elle était inscrite sur la "Liste unique des victimes" établie par le parquet, ce qui lui avait ouvert des droits à l'indemnisation. De nombreuses incohérences apparues dans son récit avec le temps avaient conduit à l'ouverture d'une enquête.

"Escroquer la solidarité nationale et vampiriser le chagrin des victimes de terrorisme mérite sanction, la condamnation d'aujourd'hui le montre", s'est indigné Arthur Dénouveaux, président de Life for Paris, avec qui elle était entrée au contact au départ pour faire valoir son statut de victime.

"Selon l'avocat de l'association, Jean-Marc Delas, cette imposture, " totalement insupportable, incompréhensible ", a été vécue " comme une profonde trahison " par les membres de Life for Paris. Une quinzaine de personnes ont déjà été condamnées pour tentative d'escroquerie ou escroqueries liées aux attentats de 2015.

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