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Lutte contre les stupéfiants: des hauts fonctionnaires placés en garde à vue

11 Octobre 2018

Il s'agit de Karine Roussy-Sabourin, l'ancienne procureure à la juridiction interrégionale spécialisée ou Jirs de Paris et Véronique Degermann, actuellement procureure adjointe au parquet de Paris.

La justice lyonnaise s'intéresse en effet à un autre volet d'une autre enquête sur l'Octris qui met en cause deux magistrates parisiennes de haut rang. Une garde à vue prolongée ce mercredi dans le cadre de l'information judiciaire pour "infractions en matière de stupéfiants et importation, association de malfaiteurs, faux en écritures publiques par personne dépositaire de l'autorité publique", dans laquelle M. Thierry est impliqué.

Le volet principal de l'affaire a été dépaysé, lui, de Paris à Bordeaux. L'ancien patron de la lutte anti-drogue a été mis en examen le 24 août 2017 dans ce dossier touchant à la saisie retentissante par les douanes, le 17 octobre 2015, de sept tonnes de cannabis dans le XVIe arrondissement de Paris. A titre de sanction disciplinaire, il a perdu depuis son habilitation d'officier de police judiciaire.

La justice avait découvert que la drogue était arrivée en France dans le cadre d'une livraison surveillée opérée par l'Ocrtis avec l'aide d'un informateur important de "l'office", considéré comme un trafiquant de drogue de haut vol. La drogue cachée dans des camionnettes avait été découverte au pied du luxueux appartement de cet "indic".

"Des malentendus qui pouvaient justifier les questions des magistrats ont pu être levés à l'occasion des explications fournies (lors de la confrontation ndlr) de telle sorte que les gardes à vue ont été levées avant la fin du délai légal", a indiqué l'avocat de la magistrate Véronique Degermann.

L'IGPN saisie après la diffusion de deux vidéos montrant un homme empalé
Cette fois la scène filmée se déroule à l'hôpital, au moment où un pompier retire le poteau du corps de la victime. Il s'agirait selon Libération et RTL , de l'hôpital Beaujon, à Clichy.

Selon Le Parisien qui a révélé l'information, les juges lyonnais en charge de l'enquête veulent comprendre les conditions dans lesquelles un indicateur, Sophiane Hambli, avait été temporairement extrait de prison, en avril 2012, pour être conduit dans un hôtel, dans le cadre d'une vraie-fausse garde à vue.

A la suite de l'enquête instruite à Lyon sur les pratiques controversées de la lutte contre les stupéfiants dans les temps du commissaire François Thierry, deux magistrates ont été placées en garde à vue.

"Comme je le comprendrai plus tard, seule une partie des équipes sont interceptées à la remontée".

M. Thierry a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté dans un 3e volet instruit à Paris portant sur une saisie de cocaïne à l'aéroport d'Orly, selon une autre source proche du dossier.

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