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L'IGPN saisie après la diffusion de deux vidéos montrant un homme empalé

11 Octobre 2018

Contactée par nos confrères de Libération, qui ont les premiers révélé l'affaire et enquêté sur le sujet, la préfecture de police a consenti à confirmer qu'une enquête avait été ouverte mercredi dernier pour "violation du secret professionnel" et qu'elle avait été confiée par le parquet de Paris à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Puis le corps se fige, en position assise, au bord du trottoir.

La chute - dont Libé a décidé de ne pas relayer les images - s'est déroulée dans le XVII arrondissement parisien, jeudi 27 septembre au soir, selon plusieurs témoins interrogés par CheckNews. "L'AP-HP confirme qu'une vidéo a été tournée dans un de ses hôpitaux où le patient a été amené par les pompiers", explique la direction de l'APHP, confirmant les informations de Libération. L'auteur de cette seconde vidéo s'exclame en gloussant: "Oh misère!"

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Et au contraire, d'autres sont qualifiés d'"intègre" , de " brillant mais pas fiable " ou de " trop intelligent pour entrer au bureau confédéral ".

Sur une première vidéo, filmée de loin et publiée le 1 octobre sur Twitter, on voit un homme tomber d'un immeuble, et s'empaler sur un poteau. Cette fois la scène filmée se déroule à l'hôpital, au moment où un pompier retire le poteau du corps de la victime. Oh la vache! Oh putain! Ah!

De son côté, la préfecture de police (PP) a indiqué que "l'IGPN a été saisie sur les images de vidéosurveillance" montrant la chute de la victime et diffusées sur les réseaux sociaux. "Mais quelle horreur! Quelle horreur"; avant d'ajouter en ricanant: "C'est bon, il est sauvé, du coup!". Il a également été précisé qu'"une enquête administrative interne va être diligentée " dans le but de "lever les doutes sur une éventuelle implication de (ses) agents ". "C'est pas un montage, hein?" relance une femme. Il s'agirait selon Libération et RTL, de l'hôpital Beaujon, à Clichy. Qui a filmé ces images et surtout qui les a diffusées? Il dénonce une "atteinte caractérisée à la dignité de la victime" et un voyeurisme "abject". "Il est aujourd'hui souhaitable que les responsabilités pénales de ceux qui ont fabriqué, transporté et diffusé ces images violentes (au sein de la Préfecture de police de Paris comme au sein de l'hôpital ou sur les réseaux sociaux) soient établies", a poursuivi l'avocat.

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