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Le GIEC réclame une révolution écologique pour sauver la planète - Négociations

11 Octobre 2018

Les experts de l'ONU ont étudié deux scénarios: une augmentation de 1,5 degré et une hausse de 2 degrés, voire plus. Mais elle n'en prend pas la direction. "La République tchèque attend que la proposition de stratégie à long terme de l'Union européenne de réduction des gaz à effet de serre, qui doit être présentée par la Commission européenne avant le sommet COP24 de Katowice, reflète les conclusions du nouveau rapport du GIEC", a indiqué Pavel Zámyslický, lequel est en charge du département de l'énergie et de la protection du climat au ministère. Le GIEC est le principal organisme international chargé d'évaluer les activités scientifiques consacrées aux changements climatiques, les conséquences de ces changements, les risques potentiels qui y sont liés, ainsi que les mesures susceptibles d'être prises pour y faire face. " Limiter le réchauffement à 1.5 degré Celsius est possible dans les lois de la chimie et de la physique, mais cela nécessiterait des changements sans précédent", a déclaré Jim Skea, autre coprésident du GIEC et expert en énergie durable à l'Imperial College of London. Cet objectif a longtemps été considéré comme le seuil des effets les plus dangereux du changement climatique, notamment la destruction massive des récifs coralliens, les pénuries alimentaires généralisées, les incendies de forêt dévastateurs et les inondations côtières.

Lors de la conférence mondiale sur le climat (COP21) qui s'est tenue en 2015, les États se sont engagés à limiter le réchauffement climatique global bien en dessous de 2 °C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900) et à poursuivre leurs efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C.

Et les chiffres sont alarmants. Parmi elles, Oxfam a notamment alerté sur les risques qu'encoure l'Afrique. Les vagues de chaleur et les fortes précipitations seraient plus fréquentes dans de nombreuses régions du globe, les sécheresses plus fréquentes par endroit.

Par ailleurs, une hausse de la température limitée à 1,5 degré limiterait de fait l'acidification de l'océan, liée aux concentrations accrues de CO2.

Pamela Anderson en cage pour dénoncer les souffrances animales
C'est pour la cause animale que la belle s'affiche derrière les grilles d'une cage. C'est pour ça que je porte leur voix.

Parler de la voiture électrique ou du vélo rallongerait tant soit peu le délai, certes, mais ce n'est qu'une fuite en avant puisque la production d'une voiture ou d'un vélo électrique, dans toutes les phases de production, nécessitent la production des gaz à effet de serre.

La France a pris ses responsabilités en se fixant l'objectif ambitieux d'atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. Les émissions mondiales nettes de dioxyde de carbone (CO2) d'origine anthropique devraient être réduites d'environ 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d'ici à 2030, et il faudrait atteindre un "bilan nul" des émissions aux alentours de 2050, ce qui signifie que les émissions restantes devraient être compensées en éliminant du CO2 de l'atmosphère.

Mais le maintien d'une hausse des températures à 1,5°C a un coût. Le corail, par exemple, devrait décliner d'au moins 70 % avec une trajectoire à 1,5°C, mais il disparaîtrait complètement si le réchauffement augmente.

Mais pour tout cela, les Etats devront également investir beaucoup d'argent. Mais les chercheurs le répètent: ce n'est rien comparé au coût de l'inaction. À 1,5, l'Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle, ce sera un par décennie à +2. A +2°C ce serait 10 cm de plus, soit jusqu'à 10 millions de personnes supplémentaires affectées.

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