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Réforme des retraites : l'exécutif dévoile ses premiers arbitrages

10 Octobre 2018

Une quinzaine de mesures ont été annoncées. Les syndicats sont convoqués au ministère de la Santé et attendent de pied ferme que le gouvernement dévoile enfin ses intentions.

L'expérimenté Jean-Paul Delevoye, nommé Haut commissaire à la réforme des retraites en septembre 2017, a multiplié ces derniers mois les échanges bilatéraux avec les partenaires sociaux.

"Depuis la campagne présidentielle, l'exécutif a en effet soigneusement évité de préciser la promesse d'Emmanuel Macron: "remplacer d'ici quinze ans la quarantaine de régimes de retraites actuels par un système " universel ", qui serait plus " juste " et " transparent ", car chaque euro cotisé donnerait " les mêmes droits " pour tous. Voici ce qu'il faut en retenir.

Le futur système "universel" qui "remplacera les 42 régimes de retraite existants" sera ainsi "public, par répartition" comme aujourd'hui, ce qui implique que "tous les assurés" y cotiseront "dans la limite de 120.000 euros bruts annuels" de revenus d'activité, selon un document dont l'AFP a obtenu copie. Le gouvernement doit dévoiler ce mercredi matin les "premiers grands principes" de sa future réforme des retraites. Les travailleurs indépendants, en revanche, "bénéficieront d'un régime de cotisations adapté afin de ne pas bouleverser les équilibres économiques de leur activité". Le chef de l'État l'a promis: l'âge légal ne bougera pas, ce sera toujours 62 ans. "La finalité, c'est que vous allez partir à 65, 67 ans".

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En février 2016, elle avait jugé que le milliardaire incarnait "tout ce qu'un gouverneur ne veut pas d'un président ". Les deux responsables en ont fait l'annonce ensemble dans le Bureau ovale, sans fournir clairement d'explications.

La réforme maintiendra en outre des pensions de réversion pour les veuves et veufs et un minimum de pension pour les bas salaires et les carrières hachées.

Idem pour "les interruptions d'activité" comme le chômage, l'invalidité, la maladie ou la maternité, pour lesquelles des points seront accordés.

Elle sera "progressive" et ne concernera ni les retraités actuels, ni "ceux qui seront à moins de cinq ans de l'âge de départ au moment de l'adoption de la loi", selon M. Delevoye. Mais si le salarié décide de partir à cet âge, alors sa pension subirait une décote même si il a acquis tous ses droits.

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