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Climat : le rapport du GIEC adopté par les États

09 Octobre 2018

"Chaque petit accès de réchauffement supplémentaire compte, d'autant que passer 1,5°C accroît le risque de changements profonds voire irréversibles, comme la perte de certains écosystèmes", explique Hans-Otto Pörtner, co-président de cette session du Giec.

" Le rapport montre que nous n'avons plus qu'une occasion, des plus minces, pour éviter des dommages impensables au système climatique qui nous fait vivre", a dit Amjad Abdulla, qui représente une quarantaine de nations allant des Maldives aux Bahamas en passant par Singapour éparpillées sur tous les océans.

"Nous nous attendions à des négociations difficiles, et nous sommes heureux de voir que les gouvernements ont fait preuve d'une vraie réflexion sur les éléments scientifiques", a réagi en fin de réunion Stephen Cornelius, conseiller principal climat pour le WWF. "Les engagements actuels des pays pour réduire les émissions ne suffiront pas à limiter le réchauffement à 1,5°C, vous ne pouvez pas négocier avec la science", a-t-il ajouté.

"Pour le Giec, pour rester à 1,5°C, les émissions de CO2 devront chuter drastiquement dès avant 2030 (-45% d'ici 2030) et le monde atteindre une " neutralité carbone " en 2050 (autrement dit il faudra cesser de mettre dans l'atmosphère plus de CO2 qu'on ne peut en retirer, et ne plus se permettre que des émissions " résiduelles "). Pour enfoncer le clou, les chercheurs ont cette fois compilé plus de 6.000 études sur les conséquences d'une telle hausse pour arriver à une nouvelle conclusion: au-delà de d'une hausse de 1,5 °C, la planète tout entière changera de visage.

Selon plusieurs participants, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, contestait un chapitre faisant référence aux engagements pris à Paris par les Etats pour réduire leurs émissions et soulignant leur insuffisance globale si le monde veut rester à 1,5°C. Et si rien n'est fait pour contenir le réchauffement climatique, les conséquences pourraient être catastrophiques pour notre planète. Comment y parvenir? Libération liste des leviers à notre disposition, comme la protection des espaces naturels existant, l'extension des forêts tropicales, ou encore la régénération des océans.

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Bolsonaro s'est aliéné par ses insultes une majorité de Noirs, de femmes, d'homosexuels et de défenseurs des droits de l'Homme. A la veille du scrutin, il a adouci le ton. "Nous voulons gouverner pour tout le monde, pas seulement pour les riches".

Il n'y a plus une minute à perdre.

Les énergies renouvelables devraient, elles, passer de 20 à 70% de la production électrique au milieu du siècle, la part du charbon serait réduite à poussière, la demande d'énergie devra baisser, l'efficacité énergétique croître.

De la même façon, la baisse de rendement du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5 degré qu'à 2 degrés, et ce, dans toutes les régions du monde, de l'Asie du sud-est à l'Amérique latine. Et en 2050, il sera nécessaire d'atteindre une " neutralité carbone ".

Alors que faire, tandis que 2017 a vu les émissions mondiales liées à l'énergie repartir à la hausse? Problème: c'est déjà ce qui est prévu.