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Aéroports de Paris : l'Assemblée ouvre la voie à la privatisation

08 Octobre 2018

Pour ce qui concerne l'ex-Aéroport de Paris, les députés ont accepté la vente du capital que possède l'État dans l'opérateur, soit 50,63%.

Selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, la future privatisation d'ADP prendra la forme d'une concession limitée à 70 ans "pour ne pas conférer un droit illimité à un acteur privé", ajoutant qu'elle sera encadrée par "un cahier des charges strict et contraignant". L'Etat, qui veut vendre une partie de ses actifs dans le groupe aéroportuaire pour financer un Fonds d'innovation de rupture, pourrait récupérer 10 milliards d'euros sur l'opération, précise le quotidien. A l'époque où ce dernier était ministre de l'Économie, il avait déjà permis la privatisation de l'aéroport de Blagnac, cédant 49,99% des parts à des fonds d'investissement privés chinois.

L'État restera au capital de la FDJ à hauteur minimum de 20%.

Les députés ont ensuite ratifié l'article permettant l'ouverture - également contestée - du capital de La Française des Jeux (FDJ).

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Face au scepticisme de l'opposition, notamment sur l'autorisation accordée au gouvernement de procéder par ordonnances pour renforcer la régulation du secteur des jeux indispensable à cette privatisation, Bruno Le Maire s'est voulu rassurant. Malgré la colère de l'opposition, la majorité a levé les contraintes légales obligeant l'Etat à détenir la majorité des parts d'ADP (50,6 % actuellement), mais aussi d'autres actifs, comme la Française des Jeux ou Engie, a indiqué Les Echos. Comment se fera-t-elle? Ces deux projets sont rassemblés dans les article 44 à 51 de la loi Pacte.

Plusieurs élus d'opposition ont estimé que ces opérations constituaient un "non-sens" économique en arguant qu'un fléchage des dividendes sans cessions des participations aurait "largement suffi".

Bruno Le Maire, "récus (ant) formellement" le terme de "braderie", a au contraire défendu "une bonne opération (.) car l'Etat vend à un moment ou ADP se porte bien".

Un montant qualifié de "plaisanterie" par le député Daniel Fasquelle (LR). C'est aussi un projet "dogmatique" et déraisonnable économiquement car l'entreprise rapporte chaque année d'importants dividendes à l'État.

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