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Les Pays-Bas expulsent 4 agents russes, Londres accuse Moscou — Cyberattaques

04 Octobre 2018

L'agence mondiale antidopage (AMA), basée à Montréal, a fait l'objet d'une cyberattaque dont le renseignement militaire russe (GRU) est "fort probablement responsable", a annoncé jeudi Ottawa.

Ces attaques ont touché un large éventail d'événements et secteurs, allant d'instances sportives à l'élection présidentielle américaine de 2016, écrit le gouvernement britannique dans un rapport basé sur les travaux de son Centre national de sécurité informatique (NCSC) et rendu public jeudi. Depuis, des investigations sont menées afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Les Pays-Bas ont affirmé pour leur part avoir déjoué en avril dernier une tentative russe de pirater le site de l'OIAC. "C'est un sacré mélange pour un parfum", a plaisanté la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Les Pays-Bas, qui ont bénéficié de la coopération de Londres, ont identifié les présumés agents russes, précisant que l'opération était selon eux coordonnée par le renseignement militaire russe.

L'Australie s'est jointe à Londres en dénonçant comme inacceptables les cyberattaques russes.

L'OIAC enquêtait alors sur la nature de la substance utilisée le mois précédent pour empoisonner l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury, en Angleterre.

Les agents néerlandais ont ensuite neutralisé les agents russes et trouvé dans leur voiture un ordinateur portable, des téléphones portables et un reçu d'un taxi qui les a mené à l'aéroport à Moscou.

Moscou a jugé "absurdes" ces accusations néerlandaises, rapporte l'agence de presse RIA. "Nous faisons partie des structures (de l'OIAC), nous avons accès à tout, pourquoi donc voudrions-nous les pirater?"

Nobel (2) L'époux français d'une académicienne condamné pour viol
La plaignante a dénoncé deux viols survenus d'abord en octobre puis en décembre de la même année dans un appartement de Stockholm. Dans les sillages du mouvement #MeToo , des accusations de viol ont aussi été formulées au sein de l'Académie suédoise .

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a tenu le même langage, ajoutant que le Kremlin devait être tenu pour responsable de telles pratiques et que l'Occident avait les moyens d'y répondre.

"Les actions du GRU sont irresponsables et aveugles: ils tentent de saper et d'intervenir dans les élections dans d'autres pays " a dénoncé Hunt.

De son côté, la ministre néerlandaise de la Défense a accusé le GRU de tentative de cybercriminalité visant l'agence de surveillance des armes chimiques et l'enquête sur l'écrasement de la Malaysian Airlines en 2014, en Ukraine.

L'agence a été accusée par la Première ministre britannique Theresa May d'avoir mené la tentative d'assassinat contre Sergueï Skripal, que le président Vladimir Poutine a présenté mercredi comme "une ordure" et "un traître".

Les services secrets néerlandais et britanniques ont trouvé dans la voiture des agents russes un ordinateur portable et une facture de taxi pour une course du siège du GRU à l'aéroport de Moscou, a précisé Mme Bijleveld.

"Ce type de comportement démontre leur désir d'opérer sans tenir compte du droit international ou des normes établies, et d'agir avec un sentiment d'impunité et sans considérer les conséquences", a déclaré dans un communiqué le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt.

Selon le gouvernement britannique, le GRU est associé à plusieurs groupes de pirates informatiques, parmi lesquels APT 28, Fancy Bears, Sofacy, Pawnstorm et Sednit. Le gouvernement du Canada estime lui aussi que le GRU est fort probablement responsable de cette tentative.

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