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La Hongrie de Viktor Orban dans le viseur européen

15 Septembre 2018

Pour la première fois, le Parlement européen fait usage de son droit de lancer la procédure dite de l'article 7 et demande aux membres de l'UE d'agir pour prévenir d'un "risque de violation graves de ses valeurs" en Hongrie.

Plusieurs chefs de groupes politiques en faveur de la procédure de l'article 7 ont interpellé directement leurs collègues du PPE, formation de droite modérée, pour qu'ils prennent position contre M. Orban.

Votre question fait référence au vote, le mercredi 12 septembre, d'une majorité de parlementaires européens pour initier une procédure qui pourrait hypothétiquement mener à des sanctions contre la Hongrie de Viktor Orbán.

Décision politiquement symbolique, ce vote lance une longue procédure dont l'issue est incertaine. La Hongrie est donc encore assez loin d'être sanctionnée et d'ici que la question se pose réellement, il va couler de l'eau sous les ponts et notamment une élection capitale pour tous les pays de l'Union, celle des élections européennes de 2019 où les souverainistes patriotes pourraient renverser la situation. Rarissime, c'est néanmoins la deuxième fois en un an qu'elle est déclenchée. Fin décembre, la Commission avait initié la procédure contre la Pologne.

Elle en est pour l'instant à un stade préliminaire, après l'audition de Varsovie fin juin par le Conseil des ministres des Affaires européennes.

À l'issue de cette décision, la réaction hongroise ne s'est pas fait attendre.

Capitale de la douleur — Première année
Contrairement à ses deux précédents films, " Première année " n'est pas directement un long métrage sur l'exercice de la médecine. Judicieusement complémentaires, Vincent Lacoste et William Lebghil donnent du poids à cette épopée sur tables et paillasses.

Cette forte visibilité du Parlement européen n'intervient pas à n'importe quel moment, mais à moins de neuf mois des élections européennes, dans un contexte politique marqué par la progression des formations nationalistes et xénophobes.

Mis en cause au Parlement européen, le gouvernement d'Orban va riposter: Ouest France et Reuters, le 14/09/2018.

Les reproches faits à Budapest sont nombreux. L'organe parlementaire regrette également les multiples violations de la démocratie et des droits de l'homme constatées par les institutions européennes depuis l'arrivée au pouvoir du Fidesz, le parti de Viktor Orban.

Ces violations concernent l'indépendance de la justice, la liberté des médias, la liberté académique ou le sort fait aux migrants et à ceux qui leur portent assistance.

Le rapport réclamant la mise en oeuvre de l'article 7 du traité de l'Union européenne qui peut déboucher sur la mise en quarantaine de l'Etat membre incriminé a été adopté à la majorité des deux tiers par 448 voix contre 197 et 48 abstentions. Elle a été atteinte malgré le soutien apporté à Budapest par les différents groupes politiques d'extrême droite et eurosceptiques. Le groupe n'avait pas donné de consigne de vote mais son président, l'Allemand Manfred Weber, par ailleurs candidat à la présidence de la Commission européenne, avait dit qu'il voterait en faveur des sanctions.

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