Jeudi, 20 Septembre 2018
Dernières nouvelles
Principale » Serena Williams, une icône qui dérange

Serena Williams, une icône qui dérange

13 Septembre 2018

Un arbitre qui fait du zèle?

" Le plafond (de verre) que les femmes de couleur rencontrent sur leur chemin vers l'ascension n'a jamais paru si infranchissable que lors de la finale de l'US Open ", ajoute-t-elle dans une tribune publiée dans le Washington Post. Après le premier avertissement avait suivi une discussion musclée en plusieurs épisodes entre Serena et l'arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, qui s'était envenimée au fur et à mesure.

"J'ai parfois reçu un pré-avertissement par l'arbitre, qui me disait: Arrête ça ou je devrais te mettre un avertissement".

Michael Moore appelle les Américains à la résistance face à Trump
Ce nouveau documentaire est une suite non-officielle de son précédent Fahrenheit 9/11 sur l'arrivée au pouvoir de George W.

Des avertissements pour "coaching", "bris de raquette" et "insulte". "Je dois admettre que j'ai dit pire sans être pénalisé", reconnaît Blake. "Il est dans son pouvoir de prendre cette décision, mais le bon sens aurait dû primer", estime, pour sa part, l'ex-N.1 mondial Andy Roddick. Selon lui, Serena Williams abuse d'un contexte médiatique sensible à la question du sexisme pour contester un arbitrage pourtant justifié.

La star américaine a reçu le soutien de la WTA dimanche. "La WTA pense qu'il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes et s'engage pour s'assurer que tous les joueurs soient traités de la même façon. Nous ne pensons pas que ça a été le cas", écrit-il. Il avait par exemple sanctionné Rafael Nadal deux fois à Roland-Garros en 2017 pour sa propension à prendre son temps au service.

"C'est un arbitre qui fait une fixation sur moi..." Certains arbitres mettent plus de pression que d'autres, il faut l'accepter. Richard Ings accentue sur le fait que de nombreux arbitres sont voués à garder leur calme en toute circonstance et il félicite Ramos pour cela. Vous avez tort. Vous n'arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Fin août, dans un entretien accordé à Tennis Magazine, Bernard Giudicelli, le président de la Fédération Française de Tennis, a déclaré que l'Américaine n'aura plus le droit de porter en compétition sa combinaison intégrale noire et moulante. L'arbitre portugais, qui a expliqué ne pas avoir consulté les réseaux sociaux et lu la presse avec modération, sera d'ailleurs retour sur la chaise dès vendredi lors de la demi-finale de Coupe Davis entre la Croatie et les Etats-Unis à Zadar. "Si je pouvais, je prendrais cette balle et je te l'enfoncerais dans la gorge", avait-elle alors menacé la juge de ligne, selon des médias américains.

Serena Williams, une icône qui dérange