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La Suède se cherche un gouvernement — Élections

13 Septembre 2018

Les Démocrates de Suède (SD, extrême droite) ne sont pas devenus le deuxième parti du pays, comme une majorité de sondages le prédisaient.

Résidant en Suède depuis 8 ans, je regarde la gorge nouée se déployer devant moi la tectonique des plaques de la politique suédoises. L'analyse de l'invité de la mi-journée de RFI Yohann Aucante, maître de conférences à l'EHESS et spécialiste de politique des pays nordiques. Il s'agit du plus mauvais résultat obtenu par ce parti qui a toujours été majoritaire en Suède de toute son histoire. Avec ses 9,5 millions d'habitants, c'est le pays européen qui a accueilli le plus de migrants proportionnellement à sa population. "Au vu des résultats, Stefan Löfven doit démissionner", a déclaré Gunnar Strömer.L'opposition est déterminée à déloger les sociaux-démocrates, quitte, souhaiteraient certains, à dynamiter le cordon sanitaire qui, jusqu'ici, tient les Démocrates de Suède à distance d'une influence politique directe.

Le parti anti-immigration des Démocrates de Suède (extrême-droite) a recueilli 17,6% des voix. Les Modérés (parti conservateur) dirigés par Ulf Kristersson perdent quant à eux plus de trois points par rapport aux législatives de 2014, atteignant 19,8% des voix.

Depuis 2012, un total de 400 000 demandes d'asile a été enregistré en Suède, un record en Europe rapporté au nombre d'habitants (une demande pour environ 25 habitants).

Le bloc "rouge-vert" sortant jouit de la plus petite avance possible sur l'opposition du centre et de droite: un seul siège.

En France, le Parti socialiste s'est effondré, et l'extrême droite a profité du vide.

Pas d'iPhone 9 cette année, mais un iPhone XR, plus abordable
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Cette élection a signé " l'enterrement de la politique de blocs ", a ajouté le chef de gouvernement, rappelant les partis de centre-droit à leur " responsabilité morale ". Les alliances de centre-gauche et de centre-droit arrivent, elles, presque à égalité, laissant croire à des tractations difficiles pour la formation du prochain gouvernement. Il a appelé à l'abolition du système de blocs, considérant qu'il s'agissait de la principale source d'impasse politique et que cette soirée électorale devrait être considérée comme " les funérailles de la politique des blocs ".

Alors que le Premier ministre social-démocrate présente ces législatives comme un " référendum pour l'Etat-providence", l'extrême droite en a fait un plébiscite contre sa politique migratoire.

La Suède semblait résister dimanche soir à la poussée de fièvre nationaliste suscitée par la crise migratoire en Europe: l'extrême droite progresse sans cependant se hisser au niveau espéré, tandis que droite et gauche se tiennent dans un mouchoir de poche.

En septembre 2015, il justifiait l'ouverture aux réfugiés de Syrie, d'Irak ou d'Afghanistan au nom d'"une Europe qui n'édifie pas de murs".

Un pas qui pourrait s'avérer risqué, tant centristes et libéraux ont dit et redit leur refus d'un "pacte avec le diable". Les sociaux-démocrates, travaillant en alliance avec, à différents moments, les Modérés, le Parti Vert, le Parti de gauche, les Libéraux et les démocrates-chrétiens, ont supervisé des décennies d'inégalités croissantes et de détérioration des services sociaux, de l'éducation et des soins de santé en particulier.

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