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Téhéran soutient Damas, Washington les met en garde — Attaquer Idleb

04 Septembre 2018

Ce dernier a profité de sa petite tribune afin de mettre en garde les Russes et les Iraniens, les invitants à ne pas prendre part à cette " potentielle tragédie humaine ".

Après sept années de guerre, Bachar el-Assad veut reprendre le contrôle de la province d'Idleb, à la frontière avec la Turquie, encore largement dominée par les rebelles et les djihadistes. Des centaines de milliers de personnes peuvent être tuées.

", a-t-il ajouté. Les Nations Unies et des ONG ont averti qu'une attaque d'envergure sur Idleb pourrait entraîner une catastrophe humanitaire d'une ampleur inédite depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011".

Dernière région du nord-ouest syrien contrôlée par les rebelles, Idleb serait dans le viseur de la coalition menée par le régime de Bachar, la Russie et l'Iran.

Mais la Russie et l'Iran déclarent que les groupes extrémistes présents dans la province d'Idleb doivent être vaincus, et devraient apporter leur soutien au pouvoir syrien si une offensive est déclenchée. Un second problème de taille puisque, afin d'éviter un nouvel afflux incontrôlé et incontrôlable de migrants en son sol, Ankara a décidé de se préparer en déployant elle aussi son armée.

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Il n'a alors pas manqué d'évoquer l'affaire Benalla, qui aurait selon lui " peut-être in peu gâché les vacances du président et de son épouse " (à partir de 16mn25 dans la vidéo).

Depuis le début de 2017, Téhéran, Moscou et la Turquie ont soutenu des négociations dans la capitale du Kazakhstan, Astana, pour tenter de faire cesser les hostilités en Syrie.

Le déplacement de M. Zarif intervient à quelques jours d'un sommet qui doit réunir vendredi à Téhéran les chefs d'Etat iranien, russe et turc, dont les pays parrainent les principaux belligérants en Syrie.

A l'occasion de ce sommet, Vladimir Poutine évoquera avec ses homologues les " efforts communs visant à assurer une normalisation à long terme en Syrie", a indiqué le Kremlin. La France a exprimé lundi "sa préoccupation au sujet d'une possible attaque".

Une telle opération "entraînerait des conséquences désastreuses" et "engendrerait une nouvelle catastrophe humanitaire et migratoire majeure", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères.

Pour Jonas Parello-Plesner, un chercheur au Hudson Institute à Washington, les avertissements américains ont peu à voir avec la réalité actuelle en Syrie.

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