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300 contre-manifestants pour 30 néonazis — Rassemblement pour Charlottesville

13 Août 2018

"Il y aura certainement des provocateurs pour tenter de susciter une réaction de votre part en vous mettant des caméras sous le nez, en criant, etc.", a prévenu le site de Unite the Right, dans un message d'instructions aux manifestants". Alors que Washington avait autorisé un créneau de 17h30 à 19h30, les manifestants, sont repartis bredouilles aux environs de 18 heures.

Ses organisateurs espéraient réunir plusieurs centaines de sympathisants mais ce sont finalement leurs adversaires politiques qui se sont le plus mobilisés.

Un important dispositif policier a été mis en place, principalement pour empêcher les deux groupes d'entrer en contact, avec plusieurs artères interdites à la circulation.

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A vrai dire, le dirigeant du club azuréen ne sait " pas ce que veut faire Marseille " à propos de l'international italien. On va nous, de toute façon, faire les choses. " Je communiquerai le chiffre plus tard (rires)".

Parmi eux, Dan Haught, un programmeur informatique originaire de Washington, participait à sa première manifestation, brandissant une pancarte invitant les suprémacistes blancs à "retourner sous terre", les qualifiant de "clowns nazis". "Mais nous pensons vraiment que ce serait une énorme erreur de laisser des fascistes battre le pavé dans la capitale du pays, sans opposition", a dit à l'AFP Kei Pritsker, 22 ans, une volontaire de Answer Coalition, un groupe antiraciste. "Ça a enhardi les mecs blancs".

Unite the Right avait conseillé à ses partisans de ne ramener que des drapeaux américains ou confédérés, et de ne pas répondre "avec colère" aux "provocations". Une séquence qui illustre le fiasco lié à l'organisation de ce défilé. " Pas les bienvenus " Dans un entretien à la radio publique NPR diffusé vendredi, Jason Kessler a exprimé le souhait que l'événement de dimanche soit " apaisé " et pris publiquement ses distances avec la mouvance néo-nazie". "Je ne veux pas de néonazis à mon rassemblement", avait-il assuré. Tandis que Jason Kessler assurait ne pas vouloir de "néonazis à [son] rassemblement", il était quand même présent pour défendre les droits de la population blanche, qu'il estime "sous-représentée". L'activiste a également repris à son compte la théorie générale de l'auteur américain Charles Murray, pour qui les capacités intellectuelles sont fonction de l'origine ethnique. "Même si les Américains ont la chance de vivre dans une nation qui protège les libertés, d'expression notamment, et la diversité d'opinions", a écrit Ivanka Trump, la fille du président, sur Twitter dans la nuit de samedi à dimanche, " il n'y a pas de place pour le suprémacisme blanc, le racisme et le néo-nazisme dans notre grand pays ". Samedi, Donald Trump avait dit, dans un tweet, "condamner tous les types de racisme et actes de violence", sans désigner nommément l'extrême droite, le néo-nazisme ou les suprémacistes blancs.

De nombreux observateurs reprochent à Donald Trump d'avoir favorisé, durant sa campagne et depuis sa victoire électorale, l'émergence d'un discours extrémiste pro-blanc décomplexé.

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