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Un juge ordonne le retour de migrantes expulsées

10 Août 2018

Un juge de Washington a ordonné jeudi qu'un avion renvoyant chez elles une mère et sa fille ayant demandé l'asile aux Etats-Unis rebrousse chemin, et a menacé le ministre américain de la Justice de le poursuivre pour outrage à magistrat, a indiqué une ONG.

Le juge de Washington a immédiatement ordonné le retour de l'avion qui ramenait les deux demandeuses d'asile chez elles.

Mais "alors que nous étions devant la cour, nous avons appris que le gouvernement avait expulsé une cliente et son jeune enfant à peine quelques heures auparavant, mettant leurs vies en danger", a affirmé l'ACLU dans une série de tweets.

Demi-tour, ou presque. Ce jeudi, un avion au départ des Etats-Unis et à destination du Salvador a bien failli rebrousser chemin.

Le corps d'un enfant retrouvé dans un campement de fortune — Etats-Unis
Pendant plusieurs semaines, des agents de la police fédérale restent alors sur zone, toujours à la recherche du petit garçon. Les trois femmes, certainement les mères des enfants ont été placées en garde préventive, avant d'être interrogées.

"C'est une véritable honte", s'est insurgé le juge fédéral Emmet G. Sullivan cité par The Washington Post.

"Que quelqu'un qui cherche à obtenir justice aux Etats-Unis soit expulsé pendant que ses avocats plaident en sa faveur?" Je ne suis pas du tout content. C'est inacceptable " s'est indigné le magistrat. Carmen et sa fille ont expliqué qu'elles fuyaient la violence des gangs salvadoriens.

"Carmen a été violée de manière répétée, harcelée et menacée de mort par son mari, même lorsqu'ils vivaient séparément". En fait, l'appareil va quand même se poser à San Salvador, mais la mère et sa fille ne vont pas débarquer et repartiront dans le même avion pour retourner au Texas. En juin dernier, elle a fui avec sa fille demandant l'asile au pays de l'oncle Sam. Les agents de l'immigration ont jugé crédible son récit mais ont estimé qu'elle n'avait pas de " peur crédible de persécution ". Or, le département de la Justice des États-Unis a annoncé avant l'été qu'il allait durcir les procédures de demande d'asile et que les allégations de violences conjugales ou de violences de la part des gangs ne seraient désormais plus suffisantes.

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