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Les géants du web passent à l'offensive contre le complotiste Alex Jones

09 Août 2018

Les réseaux sociaux, à commencer par Facebook et Twitter, sont régulièrement critiqués pour la gestion de leurs contenus, accusés de ne pas assez lutter contre des discours de haine notamment, mais aussi, à l'inverse, d'être parfois trop prompts à supprimer comptes et contenus.

Selon Alex Jones lui-même, ses émissions diffusées à la radio, sur YouTube et sur d'autres plateformes sont écoutées par pas moins de 70 millions d'auditeurs chaque semaine.

Pour le journal de la côte Ouest, "cette décision à l'encontre d'Alex Jones - un supporter de Trump qui s'est attiré l'attention de millions de personnes par ses discours paranoïaques enflammés - marque une claire accentuation des efforts de la Silicon Valley pour faire le ménage".

Le patron-fondateur de Twitter Jack Dorsey a défendu mardi, malgré les critiques, son choix de ne pas suspendre Alex Jones, le fondateur du site InfoWars, personnalité américaine médiatique affiliée à l'extrême droite, au nom du "débat public".

À de multiples reprises, depuis la tuerie perpétrée par Adam Lanza dans une école élémentaire du Connecticut qui a fait 26 morts, dont 20 enfants, Alex Jones a prétendu que le massacre était une mise en scène. Il a entre autre évoqué d'autres théories jugées conspirationnistes, selon lesquelles, notamment, le gouvernement américain aurait commandité plusieurs actes terroristes, comme les attaques du 11-Septembre.

Le service de musique en ligne Spotify a pour sa part annoncé, lundi, avoir retiré de sa plateforme tous les enregistrements de l'émission The Alex Jones Show et privé celle-ci d'accès à l'avenir, évoquant également des entorses à son règlement sur les discours haineux.

Snapchat perd 3 millions d'utilisateurs quotidiens
L'évolution du nombre d'utilisateurs est toujours très scrutée par les analystes, tant en glissement annuel que trimestriel. En février 2018, environ un million d'utilisateurs avait signé une pétition pour demander le retour à la version originale.

Depuis, Alex Jones a mis en ligne du contenu supplémentaire sur Facebook, lequel a amené le groupe a suspendre les quatre principales pages du polémiste d'extrême droite.

Le réseau social précise que c'est bien le langage utilisé et pas les thèses conspirationnistes véhiculées par Alex Jones qui l'a incité à agir.

Sollicité par l'AFP pour commenter cette décision et en préciser la portée, Apple n'a pas donné suite.

Fin juillet, YouTube a retiré quatre vidéos publiées par Alex Jones et l'a suspendu pour 90 jours. Les autres plateformes ont suivi le mouvement, tels des dominos. Le théoricien du complot a encouragé ses supporters à le soutenir financièrement et à se rendre sur son site Internet Infowars.com et sur son application mobile.

Plusieurs sites ultra-conservateurs ont affiché leur soutien à Alex Jones, reprenant sa thèse d'un complot de la "Big Tech", appellation qui réunit les champions de la nouvelle économie.

"Qui tire les ficelles en coulisse?", s'est interrogé Jim Hoft, le fondateur de cette plateforme proche de l'extrême droite.

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