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Trump menace les pays commerçant avec l'Iran après le retour des sanctions

07 Août 2018

Objectif des États-Unis: exercer une pression économique sur Téhéran après le retrait unilatéral de Washington de l'accord historique sur le nucléaire iranien de 2015.

Donald Trump a lancé, mardi 7 août, un nouvel avertissement aux pays qui commercent avec l'Iran, de nouveau frappé par des sanctions américaines "Quiconque faisant des affaires avec l'Iran ne fera PAS d'affaires avec les États-Unis".

La première vague des nouvelles sanctions américaines consiste en des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Ces mesures risquent de lourdement peser sur une économie déjà à la peine, qui souffre d'un taux de chômage élevé et d'une nette inflation. "Ils imposent des sanctions aux enfants iraniens, aux malades et à la nation", a déclaré M. Rohani lors d'un entretien télévisé, accusant également le président Trump de vouloir mener une " guerre psychologique " contre l'Iran et de créer des divisions au sein de la population.

Le président américain a prévenu ses alliés qu'ils ne pourraient plus faire affaire avec les Etats-Unis s'ils maintenaient leurs échanges avec l'Iran.

"Aujourd'hui, Trump, (le prince héritier saoudien Mohamed) ben Salman et (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu sont devenus dans le monde entier les symboles du soupçon", a-t-il dit. "Au moment où nous maintenons notre pression économique maximale sur le régime iranien, je reste ouvert à un accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme", a affirmé le président Trump dans un communiqué.

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Ne souhaitant pas spécialement rentrer à la maison de retraite, leur taxi a dû être escorté par une voiture de patrouille.

Sommée par des responsables religieux d'agir contre la corruption, l'autorité judiciaire a pour sa part annoncé l'arrestation du vice-gouverneur et chef du département des changes de la Banque centrale d'Iran, Ahmad Araghchi, avec d'autres responsables et quatre cambistes accusés de spéculation.

Il avait aussi sommé les dirigeants iraniens de changer leur "attitude menaçante et déstabilisatrice" pour retourner "dans le giron de l'économie mondiale".

Le président iranien a précisé que son pays "avait toujours fait bon accueil à des négociations", mais que les États-Unis devaient d'abord prouver leur bonne foi, en revenant à l'accord nucléaire de 2015.

Mesures anticorruption La semaine dernière, plusieurs villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves, fruits du mécontentement face à la situation économique détériorée, à la classe politique mais aussi au manque d'eau causé par la sécheresse.

Cela porte à 13 le nombre d'appareils réceptionnés par la compagnie iranienne sur une commande de 20 unités passée en 2017 par la compagnie IranAir à la suite de la levée des sanctions liées au programme nucléaire du pays.

Le président iranien Hassan Rohani, isolé et en difficulté, a jugé "insensé" lundi des négociations avec les Etats-Unis qui s'apprêtent dans le même temps à rétablir des sanctions susceptibles d'aggraver les difficultés économiques de son pays. Le rial iranien a plongé, perdant près des deux tiers de sa valeur en six mois.

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