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Rohani juge "insensé" des négociations à l'ombre des sanctions américaines

07 Août 2018

"Dignes de confiance"? "Comment peuvent-ils montrer qu'ils sont dignes de confiance?"

La Maison-Blanche vise à détailler lundi les sanctions qu'elle entend rétablir contre l'Iran, conformément au souhait du Président Donald Trump, a déclaré dimanche le secrétaire d'État Mike Pompeo, cité par Reuters.

"Au moment où nous maintenons notre pression économique maximum sur le régime iranien, je reste ouvert à un accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme", a-t-il indiqué lundi dans un communiqué. Le président des États-Unis estimait alors que des pourparlers seraient " bons pour [les Iraniens], bons pour [les Américains], bons pour le monde entier ". Selon la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, les autres pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) vont continuer à œuvrer à sa préservation.

Ces mesures "intensifient la pression sur Téhéran pour qu'il change de comportement", a insisté M. Trump.

Une première vague de sanctions dès mardi.

Lula lancé dans la course présidentielle depuis sa prison — Brésil
Marina Silva , de son côté, a placé sa candidature sous le signe de "l'union plutôt que de la haine". Il est fort probable que Lula ne soit pas autorisé à participer à la présidentielle.

Dans son dernier rapport en mai, l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) avait attesté que l'Iran continuait de respecter ses engagements.

Les mesures de la seconde phase, qui seront mises en place le 4 novembre prochain, toucheront quant à elles les exportations dans le secteur pétrolier et gazier, les transactions entre la Banque centrale iranienne et les institutions financières américaines, ainsi que les prestations d'assurances, les services de messagerie financière, les opérateurs portuaires, le transport maritime et les chantiers navals en Iran. Il reproche entre autres à ce pays son soutien au président syrien Bachar el-Assad, aux rebelles au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

La semaine dernière, plusieurs villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves, fruits de l'inquiétude croissante et d'un sentiment de colère envers le système politique. De mauvais résultats qui devraient s'aggraver avec les sanctions: "c'est l'objectif des Etats-Unis, très probablement, estime Fereydoun Khavand. Mais cela vient aussi de la mauvaise gouvernance, de la corruption et de la très mauvaise gestion de l'économie iranienne depuis une quarantaine d'années". Le rial iranien a plongé, perdant près des deux tiers de sa valeur en six mois. Devant la chute de la monnaie nationale et à la contestation sociale, le gouvernement de M. Rohani a annoncé un assouplissement des mesures encadrant le taux de change du rial. Une législation spécifique en ce sens entrera en vigueur mardi.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dont le pays est considéré comme le seul détenteur de l'arme nucléaire au Proche-Orient, a "félicité" M. Trump pour le rétablissement des sanctions.