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Lula lancé dans la course présidentielle depuis sa prison — Brésil

07 Août 2018

Derrière les barreaux, Luiz Inacio Lula da Silva reste largement en tête des intentions de vote au premier tour, qui se tiendra le 8 octobre prochain.

Il est fort probable que Lula ne soit pas autorisé à participer à la présidentielle. C'est près du double de ses principaux concurrents.

Cette journée est un "super samedi" électoral, trois candidats de poids étant officiellement nommés par leur parti, un jour avant la date limite des conventions, sortes de grands meetings qui permettent aux formations d'adouber leurs champions devant les militants. Samedi, sur l'estrade de la convention du Parti des travailleurs à São Paulo, un acteur a lu un message de l'ex-président, qui purge une peine de douze ans pour corruption et blanchiment d'argent: "C'est la première fois en trente-huit ans que je ne participe pas à cette rencontre nationale de notre parti, mais je sais que je suis présent à travers chacun de vous".

L'écologiste Marina Silva, arrivée en troisième position lors des deux derniers scrutins, a été intronisée par le parti Rede (centre-gauche) à Brasilia, dans une salle peuplée de militants vêtus de t-shirts verts. En vertu d'une loi baptisée "Ficha Limpa" (casier vierge), les candidats ayant été condamnés en appel pour corruption en sont exclus.

Toujours dans la capitale, l'ex-gouverneur de Sao Paulo Geraldo Alckmin, principal représentant de l'establishment, a été déclaré officiellement candidat du Parti Social Démocrate Brésilien (PSDB, centre-droit).

Rick Genest alias Zombie Boy est décédé à l'âge de 32 ans
Le mannequin était connu pour ses tatouages de la tête aux pieds lui donnant l'allure d'un cadavre. Si vous souffrez, appelez un ami ou votre famille. "Nous devons nous sauver les uns les autres".

Mais certains analystes pensent que le parti pourrait choisir une personnalité moins emblématique pour brouiller les pistes et réaffirmer qu'il n'y a pas de plan B.

En coulisses, cependant, l'ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad est déjà dans les starting blocks pour le remplacer si sa candidature est effectivement invalidée.

Ancien ministre de l'Education de Lula, il avait été élu à la tête de la plus grande ville du pays à la surprise générale en 2012, grâce au soutien de l'ex-président, qu'il considère comme son mentor. L'ex-gouverneur de Sao Paulo a également choisi pour son ticket, en tant que vice-présidente, la sénatrice Ana Amélia Lemos, censée lui permettre d'attirer un électorat plus conservateur qui penche actuellement pour Jair Bolsonaro, sulfureux député d'extrême droite favori du premier tour dans un scénario sans Lula. Marina Silva, de son côté, a placé sa candidature sous le signe de "l'union plutôt que de la haine".

Le leader du parti des Travailleurs (PT, gauche), qui a gouverné le Brésil de 2003 à 2010, se dit innocent et victime d'un complot pour l'empêcher de se présenter à l'élection présidentielle d'octobre, pour laquelle il est crédité, selon les sondages, de 30% des voix.

Cet ancien capitaine de l'armée brésilienne connu pour ses dérapages racistes ou homophobes a déjà été intronisé par le Parti Social Libéral (PSL) il y a deux semaines, mais il éprouve toutes les peines du monde à trouver un colistier.

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