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Marie, la mère de Vincent Humbert, est décédée en Normandie

05 Août 2018

"Infiniment triste de vous apprendre le décès cette nuit de mon amie Marie Humbert".

Après le refus de ce dernier, Marie Humbert avait administré à son fils des barbituriques dans une de ses perfusions.

Marie Humbert est décédée à l'âge de 63 ans. Marie Humbert était hospitalisée depuis plus d'un an dans une clinique de l'Eure où elle luttait contre une maladie, selon une information de RTL. Elle avait fait une promesse à son fils qui était de poursuivre son combat et que la loi sur l'euthanasie évolueElle est partie déçue et amère de ne pas avoir été au bout de son combat.

Une association part en guerre contre les cartes postales sexistes — Ardèche
C'est ce que dénonce l'association dans une campagne lancée en début de mois sur les réseaux sociaux . Pour l'association, ces cartes "concourent à la culture du viol" .

L'histoire de Vincent et sa mère a relancé le débat sur la fin de vie en France. Quinze ans durant, Marie Humbert a milité, alerté, remué ciel et terre pour qu'évolue la législation française sur l'euthanasie, après avoir aidé son fils Vincent, grièvement blessé dans un accident de la route, à s'éteindre, en 2003. C'est sur Twitter que Frédéric Veille, correspondant RTL, a annoncé la disparition de la mère de Vincent Humbert.

"C'était une femme fabuleuse qui s'est battue pendant des années". Tétraplégique, muet et quasiment aveugle à la suite d'un accident de la route en septembre 2000, Vincent Humbert, en possession de toutes ses facultés intellectuelles, avait écrit au président Jacques Chirac lui demandant solennellement le droit de partir dans la dignité. Je garderai d'elle le souvenir d'une femme si courageuse qui aura porté sans relâche les combats pour une fin de vie digne. "Je ne peux vous apporter ce que vous attendez", lui avait répondu le chef de l'Etat. Plongé dans le coma, Vincent Humbert est maintenu en vie deux jours, avant que le médecin réanimateur, le docteur Frédéric Chaussoy, ne débranche son respirateur artificiel.

Mise en examen pour "empoisonnement avec préméditation" dans un premier temps, elle avait finalement bénéficié d'un non-lieu le 27 février 2006. Elle a instauré un droit au "laisser mourir" en donnant aux médecins la possibilité de décider collégialement "de limiter ou d'arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie". Elle a eu une décision extrêmement courageuse: "il n'y a rien de plus dur pour une mère que de donner la mort à son fils ", a déclaré dimanche à l'AFP le Dr Chaussoy.