Dimanche, 19 Août 2018
Dernières nouvelles
Principale » L alcool aiderait à lutter contre la démence sénile

L alcool aiderait à lutter contre la démence sénile

05 Août 2018

Les résultats suggèrent également un sur-risque parmi les abstinents, même si les mécanismes sous-jacents dans chacun des deux groupes sont vraisemblablement différents.

Les chercheurs notent que parmi ces Britanniques, les buveurs modérés consommaient en plus grande proportion du vin, tandis que les grands buveurs étaient plus portés sur la bière.

Parmi quelque 9 000 fonctionnaires britanniques qui ont été suivis dans le cadre de ces travaux de recherche, ceux qui, entre la trentaine et la cinquantaine, déclaraient ne jamais boire d'alcool ont finalement couru un risque 47% plus élevé d'être atteints par la maladie que ceux qui buvaient dans la limite recommandée, c'est-à-dire une à 14 unités d'alcool par semaine. Ils ont aussi examiné si les maladies cardiométaboliques (groupe de pathologies incluant l'accident vasculaire cérébral, les coronaropathies et le diabète) avaient un quelconque effet sur cette association.

La mère d'Oussama Ben Laden dit qu'il était un "enfant gentil"
La page était-elle en tout cas tournée? Car il y a 61 ans, Alia Ghanem donnait naissance à son premier-né: Oussama Ben Laden . Mais le Royaume n'est jamais très loin comme le montrent les conditions de l'interview, note le Guardian .

La démence touche 5 à 8 % des plus de 60 ans dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé. Les résultats ont montré que la consommation de plus de 14 unités* d'alcool par semaine, soit 112g d'alcool, était associée à un risque plus élevé de démence comparé à ceux qui en buvaient moins. L'âge moyen au moment du diagnostic de la démence était de 76 ans. Toutefois, d'autres facteurs de santé, une consommation d'alcool plus tôt dans la vie, et d'autres caractéristiques sociodémographiques non mesurées pourraient également expliquer le sur-risque de démence observé chez les abstinents.

Les auteurs ajoutent d'autre part que le risque de démence a aussi augmenté chez les personnes qui ont consommé plus de 14 verres par semaine. "En aucun cas, les résultats observés chez les abstinents ne doivent encourager les personnes ne buvant pas à commencer à boire de l'alcool car comme le rapporte Santé publique France, la consommation d'alcool est responsable en France de 49000 décès par cancer, cirrhose, psychose et dépendance alcoolique". Cette nouvelle étude sur la démence se veut quant à elle seulement une observation statistique: elle n'établit pas de lien de cause à effet.

L alcool aiderait à lutter contre la démence sénile