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Google pourrait revenir en Chine dans une version censurée

04 Août 2018

Google va ainsi faire son retour en Chine.

Sur un groupe de discussion utilisé par des Googlers, un employé a qualifié la situation de "nouveau Maven", en référence à la controverse au sein de l'entreprise plus tôt cette année sur la collabroration de Google avec l'armée américaine.

Google développe une nouvelle version de son moteur de recherche sous le nom de code Dragonfly pour pouvoir revenir en Chine qui applique une censure à l'internet, selon The Intercept.

Après une décennie d'absence, Google pourrait ainsi exploiter son moteur de recherche en Chine. Le développement de cette app se serait notamment accéléré après la rencontre en décembre dernier entre Sundar Pichai, le CEO de Google, et certains membres du gouvernement chinois.

Sans plus attendre, Google aurait confié à ses développeurs la création d'une version d'Android propre au marché chinois.

Washington remet la pression sur Pékin — Guerre commerciale
Washington et Pékin avait pourtant observé une trêve fin mai en annonçant un " consensus " en vue de diminuer le déficit américain.

Si Google, exaspéré par des restrictions grandissantes et des cyberattaques ciblant certains usagers chinois, avait retiré en 2010 son moteur de recherche de l'internet local, il n'a toutefois jamais réellement quitté la Chine. La Chine bloque donc les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, les plateformes comme YouTube, Google et Gmail, ainsi que de nombreux médias occidentaux, comme le Wall Street Journal ou encore le New York Times.

Le gouvernement devrait mettre entre 6 et 9 mois avant d'approuver l'application, uniquement prévue sur Android pour le moment. "Nous proposons déjà nombre d'applications mobiles en Chine, comme Google Translate (traduction) ou FilesGo (transfert de documents) et avons réalisé des investissements significatifs avec des firmes chinoises comme JD.com", colosse de l'e-commerce, a simplement indiqué un porte-parole de Google en Asie.

En réalité, il semblerait que la fuite rapportée par " The Intercept " ait fragilisé la conclusion de l'accord. Elle fait ainsi partie intégrante du projet Dragonfly. L'ONG Amnesty International a appelé le géant californien à ne pas " placer les profits devant les droits de l'Homme ".

Le rapprochement avec le marché chinois reste un enjeu stratégique pour Google.

Google pourrait revenir en Chine dans une version censurée