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Les CRS de la Contrescarpe croyaient que Benalla était policier

27 Juillet 2018

Cette enquêtre préliminaire concerne les faits de violences commis le 1er mai dans le secteur de la place de la Contrescarpe à Paris, avant l'intervention d'Alexandre Benalla.

La commission des Lois de l'Assemblée composée en commission d'enquête a auditionné ce gradé devant les seuls députés de la majorité, les parlementaires de l'opposition ayant décidé de boycotter ce qu'ils qualifient de "parodie" en raison du refus de réinterroger des responsables politiques. Elle pourrait donc concerner les deux personnes molestées par Alexandre Benalla, qui est lui mis en examen dans le cadre d'une autre enquête. Malgré cela, ils n'ont pas été placés en garde à vue par les forces de l'ordre. Les deux personnes dont on parle [Alexandre Benalla et Vincent Crase] avaient, aux yeux de chacun, toute l'apparence de fonctionnaires de police en civil.

On ne s'est même pas posé la question.

Pierre Leleu a décrit les événements du 1er mai avec la constitution d'un groupe de "black blocs" très violent Boulevard de l'hôpital, qui a nécessité un emploi "prononcé" de la force. "Ils se sont avérés ne pas être fonctionnaires de police", se désole, rétrospectivement, le commandant divisionnaire. Le parquet a annoncé jeudi l'ouverture de cette enquête préliminaire, confiée à la sûreté de Paris, pour "les chefs de violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique visant toutes personnes susceptibles d'avoir participé" à ces faits.

Affaire Benalla: "une tempête dans un verre d'eau" pour Macron
Emmanuel Macron l'a clamé devant ses soutiens réunis mardi soir: "Celui qui a fait confiance à Alexandre Benalla , c'est moi". Plus surprennant: lors de la séance photo, Michèle Marchand aurait rejoint les lieux.

Mis en examen notamment pour "violences en réunion ", Alexandre Benalla a évoqué jeudi dans une interview au Monde une scène de "guérilla urbaine ".

Il affirme que l'homme et la femme interpellés se comportaient de manière "hystérique" et a estimé devoir agir pour "donner un coup de main" aux CRS. Commandant de la CRS 15 de Béthune (Pas-de-Calais), Pierre Leleu connaît la règle par cœur.

Les Républicains ont déposé jeudi une motion de censure pour forcer le gouvernement à s'expliquer lors d'un débat qui aura lieu mardi prochain.

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